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Les Orchidées de mes voyages

Je n'appartiens pas à la Royal Horticultural Society de Londres et je n'ai pas le savoir de Sir Harry Veitch qui fit connaître au monde les orchidées.
Les orchidées sont belles avec leurs fleurs de toutes les couleurs, souvent étincelantes. Les unes sont minuscules, les autres immenses. Toutes ont un charme différent. Etrangement maléfiques dans leur milieu naturel peuplé de serpents, d'araignées, de bêtes fauves et d'hommes dangereux, je les ai approchées pour le meilleur et le pire.
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Je garde en mémoire le chaman qui m'initia parmi les orchidées et qui fut tué quelques jours plus tard par un serpent lance

Je revois encore l'indienne waounan accouchant devant moi sous un filet tandis que sa tante et sa soeur lui tenaient les mains.

Je marche avec des Karens dans la jungle et l'odeur atroce de cadavres en décomposition me donnent envie de vomir. La beauté des orchidées serties dans les feuillages ne chasse pas mes peurs.

Sous une autre latitude, je piste des rebelles FARC non loin de Yavitsa sur la frontière colombienne. Il a plu. Les fleurs s'épanouissent par centaines.

Ici, dans un village birman, ces orchidées sont protégées et vénérées. Demain, je passerai clandestinement en Chine du Sud-ouest pour traquer d'autres fleurs.

C'est un sexe qui s'ouvre ou qui se tend. La fleur est ambigue. Je ne sais plus où j'en suis. Je suis malade. Un oedème solaire m'a rendu difforme.

Mais laissons le monstre se soigner dans une ville civilisée en Thaïlande et repartons dans le monde des orchidées

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