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http://www.dailymotion.com/juliadomna#videoId=xnmnd9 http://www.youtube.com/watch?v=ZjS6YggTK4s
Vendredi 23 mars: signature à la Presse des Arcades de Limoux à partir de 8 heures 30.
Samedi 24 mars: signature à la Maison de Presse de Carcassonne, 76 rue Georges Clémenceau, toute la journée. Dimanche 25 mars: signature à la librairie Linarès d'Espéraza, de 9 heures 30 à midi. Dimanche 25 mars: fête du livre de Quillan de 14 à 18 heures. Lundi 26 mars: signature à la Maison de la Presse de Castelnaudary, 32 cours de la République, Mardi 27 mars: signature à la librairie "Atelier Empreinte" à Rennes-le-Château de 10 à 12 heures et de 14 à 17 heures. Radio Montaillou avec Yves Lignon.
Mercredi 28 mars: signature à la librairie Privat/Chapitre.com de Narbonne, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures. Vendredi 30 mars, samedi 31 mars, dimanche 1 avril: fête du livre de Montaigu. Dimanche 15 avril: printemps du livre à Garéoult de 9 heures 30 à 18 heures 30.
Samedi 21 avril: signature à l'espace culturel Leclerc de Limoux de 10 heures à 18 heures. Dimanche 22 avril: signature à la librairie "Atelier Empreinte" à Rennes-le-Château de 10 à 12 heures et de 14 à 17 heures.
Lundi 23 avril : signature à Samatan, librairie "aux belles pages", de 9 heures 30 à 12 heures.
Mercredi 25 avril: signature à l'espace culturel Leclerc de Carcassonne de 10 heures à midi et de 14 à 17 heures. Conférence et dédicaces à la Maison de quartier Pasteur, 5 rue Ernest Renan à Carcassonne à partir de 18 heures. Vendredi 27 avril: signature à la librairie le Cochon Bleu à Lectoure. Buffet et conférence à partir de 18 heures. Samedi 28 avril: signature à la librairie Sanchez, Bruguières près de Toulouse 10 heures à 13 heures et de 15 heures 30 et 18 heures 30. Samedi 5 mai: signature à la librairie Arthaud/Chapitre.com de Grenoble, de 15 heures à 19 heures. Jeudi 10 mai à 17 heures: Conférence et dédicaces à la médiathèque de Saint-Maximin avec la participation de librairie du Montfleury. Samedi 12 mai: signature à la librairie "des Livres et Vous" à Saint-Loup (Marseille) de 10 à 17 heures. Vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 mai: fête du livre de Villeneuve-sur-Lot. Vendredi 1 et Samedi 2 juin: fête du livre de Montpellier. Dimanche 3 juin: fête du livre de Pamiers. Lundi 4 juin: signature à la librairie des Couverts (Mirepoix) de Vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 juin: fête du livre de Nice. Samedi 21 et dimanche 22 juillet: fête du livre de Sablet. Jeudi 2, vendredi 3, samedi 4 août: fête du livre de l'Argentière-la-Bessée. Samedi 1 et dimanche 2 septembre: fête du livre de Fuveau. Vendredi 28 septembre: Conférence et signatures à la bibliothèque François Mitterand de Sainte-Céciles-les-Vignes. Vendredi 5,samedi 6 et dimanche 8 octobre: fête du livre de Mouans-Sartoux. Samedi 13 octobre: les Automnales de Saint-Loup à Marseille de 10 à 18 heures. Samedi 20 et dimanche 21 octobre: fête du livre de Saint-Maximin la Sainte-Baume.
PRIX LITTERAIRES.
1998-Prix de la ville de Sainte-Maxime pour la colère du Mistral.
2007-Prix Jean-d'Heurs, Bar-le-Duc pour Sous la Griffe de Bouddha.
2010-Prix international de la ville de Saragosse couronnant l'oeuvre d'un écrivain dans le monde.
Jean-Michel Thibaux lors de la remise du prix à Saragosse.
Discours de Zaragoza Qui aurait pu croire que le petit village celtibère qui tomba aux mains des romains du temps de l’empereur d’Auguste allait devenir l’une des plus importantes place stratégique de l’histoire espagnole ? Qui aurait pu croire qu’un écrivain né d’une bergère corse et d’un père paysan champenois soit accueilli un jour dans ces lieux prestigieux ? Je ne réalise pas mon bonheur d’être parmi vous. Et c’est pourtant réel. Aujourd’hui dans votre fière cité reconquise sur les Arabes par Alphonse le Batailleur, monsieur le Maire, j’ai l’honneur de recevoir le Prix le plus important de ma carrière d’écrivain. Rassurez-vous, chers amis Aragonais, bien que ma mère soit corse, je ne viens pas en soldat napoléonien poursuivre le siège de Saragosse. Je viens défendre notre culture commune, notre identité au sein d’une Europe qui a perdu ses racines. Je viens défendre le livre et l’histoire à travers les livres. Ici, au sein de la vieille Espagne, les pierres me parlent ; elles réveillent mon imagination : elles m’entraînent dans des intrigues romanesques, dans des batailles épiques où se mêlent les exploits des chevaliers et le fanatisme religieux. Je vois affluer l’or des Amériques et défiler les Grands d’Espagne. Le nom de Saragosse, Zaragoza, sonne à mes oreilles comme le nom d’une cité légendaire, il surgit du passé avec ses cortèges de fantômes auréolés de gloire. Mais que serait cette ville sans le passé ? Lorsqu’on y réfléchit, il semble aller de soi qu’en l’absence de passé il n’y a pas d’avenir, car l’on est alors plongé dans un éternel présent où les événements ne se succèdent plus, mais s’agglomèrent dans un chaos dépourvu de sens. Ce monde de l’instant sans hiérarchie du temps, s’oppose à celui où s’épanouit la conscience historique des individus, elle-même forgée par les grands moments de l’histoire, par les souvenirs accumulés au sein des communautés naturelles, par le rythme des saisons et des fêtes sacrées. Vous êtes tous réunis devant moi dans cette salle d’honneur et en chacun de vous coule le sang de vos ancêtres qui se sont sacrifiés pour que vive l’Aragon et au-delà l’Espagne. Je vous demande d’entretenir le souvenir, de retrouver la fierté de vos pères afin de ne pas sombrer dans l’anonymat du mondialisme qu’une caste de technocrates aujourd’hui à la solde de la Chine toute puissante et demain d’un autre continent émergeant, tentent de nous imposer. Ouvrons les yeux, réfléchissons : il est manifeste que les castes politiques et médiatiques des social-démocraties, tentent de vider les nations européennes de leur mémoire collective. Elles veulent par ce moyen, créer des sociétés atemporelles, qui rabaisseront leurs « sujets » à une masse atomisée dépourvue de repères, de pôles de résistance. En cela, elles rejoignent une fois de plus l’un des buts naguère poursuivis par les penseurs de la fin du XIX ème et du début du XX ème siècle : « l’abolition de l’histoire » que les élites gouvernantes considèrent comme une étape préalable à la formation de sociétés mondialisées, déracinées, sur lesquelles elles régneront sans partage. Pour les mondialistes la mémoire des peuples doit d’autant plus être abolie, qu’elle s’oppose directement à leur utopie. attaques concentrées sur tel ou tel épisode fondateur de l’histoire des européens. L’hédonisme mercantiliste, le village planétaire, le règne de l’instant, encouragé par les médias et les tenants d’un pouvoir presque invisible à nos yeux de citoyens, auront également de graves conséquences sociales et comportementales. De larges couches de la population seront dans l’incapacité de se remémorer des événements importants de leur vie intellectuelle et collective, de les situer avec précision dans une chronologie, de les juger. Elles seront placées dans un état d’hébétude psychologique, propice à l’expansion du mondialisme rêvé par les élites . Elles seront surtout le jouet de toutes les formes de manipulation d’un pouvoir devenu total. Mais restons en là. Pardonnez-moi, monsieur le Maire, mesdames et messieurs les représentants de la société civile, des médias et de l’édition, pardonnez-moi chère Blanca Rosa, de m’être égaré sur les sentiers de l’histoire et de la politique. Je dois d’abord me rappeler que je suis ici pour l’honneur de Saragosse et de la littérature. Merci à tous.
Jean-michel Thibaux.
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