Presses de la Cité Editions / Collection Terres de France
Résumé :
Mai 1147. Chevaliers et templiers ont quitté la Provence pour la Judée et la deuxième croisade. Sur la Sainte-Baume, la jeune Aubeline, fille du templier Othon, rêve de combats et d'aventures, mais en compagnie de Bérarde, sa vigoureuse servante, elle assiste, impuissante, à l'ultime bataille entre Catalans et Provençaux. A l'issue de cette dernière, les femmes de la cour, avec à leur tête la très respectée Bertrane de Signes, acceptent une trêve mais surtout d'être dépossédées de leurs terres, au nom de la paix. Seul Hugon, héritier des Baux, ne veut pas capituler et décide de se venger des "traîtresses" : Bertrane, sa propre mère et la fille du templier. Une grande et authentique page de l'histoire provençale au Moyen Age, entre guerre de blasons, croisades, templiers et cours d'amour, portée par d'inoubliables héroïnes.
Mon avis : ***
Un livre inoubliable narré par un auteur qui excelle en son genre, Jean-Michel Thibaux. Une grande fresque historique où des combats acharnés se déroulent et nous révèlent l’intensité de ces guerres impitoyables. Nous sommes en l’an 1147, Aubeline fille du templier Othon D’Aups, garçon manqué, assistée de sa fidèle servante recueillie par son père, aussi engagée que les hommes, mais par-dessus tout œuvrant pour la paix. Et si certains acceptent la trêve, d’autres jurent de se venger. Epoque chaotique où bon nombre d’hommes et de femmes se retrouvent dans la tourmente. Un aperçu de témoignages poignants.
Un roman audacieux véridique, le lecteur appréciera cette fabuleuse région, la Provence, si chère au cœur de Jean-Michel Thibaux. Un parcours avec des moments forts, batailles, sentiments, bonheur aussi. Un descriptif admirable de toutes ces actions menées tambour battant, aussi naturel que vivant !
Un très bon moment à passer, un récit qui laissera une empreinte ineffaçable dans chaque esprit. Très bonne lecture !
Les chroniques de Madoka.
Commentaires FNAC: Magistral et envoûtant (par Melvita)
Note :
Ce roman basé sur des personnages et faits historiques se lit comme une succession de tableaux, parfois à la Jérôme Bosch dans la description pittoresque du vieux Marseille, des gueux et truands, parfois riches enluminures. Une palette de femmes fortes, guerrières, rompues à tous les coups et aux joutes d'amour mais qui n'en restent pas moins femmes avec leurs émois secrets. Un panel de dames hautes en couleurs que portent leurs chevaliers au tournoi. Un roman riche et complet sur la vie au 12è siècle en Provence dans cette Cour d'Amour où rivalisent sens de la justice et de l'honneur mais aussi félonie et jalousie. Sans oublier les pratiques maléfiques des sorcières noires de Signes. Les hommes ont aussi leur place ; on vibre aux aventures des croisés et templiers en Terre Sainte ou en Provence, tant au combat que dans celui de la quête amoureuse. Se distinguent la belle Aubeline d'Aups, la géante muette Bérarde, la puissante Stéphanie des Baux ou le preux Jean d'Agnis. Du grand Jean-Michel Thibaux qui nous offre un magistral voyage médiéval!
92 personnes sur 92 ont trouvé ce commentaire utile.
Nice-Matin: avant première sur un chef d'oeuvre. (par SylvieNiceMatin)
Note :
Jean-Michel Thibaux signe son roman le plus accompli en nous entraînant dans des intrigues au sein d'un moyen-âge peuplé de personnages haut en couleurs. Ces héroïnes guerrières ou poétesses nous étreignent entre deux batailles et nous maitiennent dans un suspense haletant. On s'émerveille au fil d'une imagination servie par une culture sans défaut. Bravo Thibaux.
99 personnes sur 99 ont trouvé ce commentaire utile.
Ce roman basé sur des personnages et faits historiques se lit comme une succession de tableaux dans la description pittoresque du vieux Marseille, des gueux et truands. Une réussite pour ce voyage médiéval.
Roman de Jean-Michel Thibaux Editions Presses De La Cite
::L’histoire :: Ces héroïnes guerrières ou poétesses rompues à tous les coups et aux joutes d’amour mais qui n’en restent pas moins femmes avec leurs émois secrets. Des dames hautes en couleurs que portent leurs chevaliers au tournoi. Un roman riche et complet sur la vie au 12è siècle en Provence dans cette Cour d’Amour où rivalisent sens de la justice et de l’honneur mais aussi félonie et jalousie.
La Tribune du Beausset.
Il y est question, notamment de la Sainte-Baume, de Signes et de sa célèbre cour d'amour. Résumé : « Mai 1147… Templiers et chevaliers sont en croisade en Judée aux côtés du roi Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine. Sur la Sainte-Baume où elle vit Aubéline, fille du templier Othon d'Aups et Bérarde sa servante à la force colossale, sont le bras armé de Bertane de Signes qui préside la cour d'amour, tribunal jugeant des litiges amoureux. Sous sa bannière blanche ornée d'un cygne d'or, la cour s'appose à la dernière bataille entre Catalans et Provençaux, accepte une trêve et entérine la perte de terres. Mais Hugon des Baux, héritier d'un immense domaine, refuse cette ingérence et décide de se venger. » Roman épique et palpitant, « La fille du templier » offre un regard original sur l'époque au-travers d'héroïnes étonnantes dont certaines ont vraiment existé. Publié aux Presses de la cité, collection Terres de France.
Il y a des livres qu'on aimerait pas finir, qu'on a envie de prolonger... La Fille du Templier est parmi de ceux là. En effet, il parle de cette Provence, ce Var que j'aimais tant. Ce Var indompté, sentant la garrigue. Ce Var avec un seul roi, le Roi Mistral qui règne en maître. Si vous aimez les épopées médiévales ce livre est pour vous !
Vous comprendrez lors des voyages pourquoi les villes du Var ont toutes un blason. Elles étaient auparavant des terres appartenant à des familles, des seigneurs. Ces villes se sont souvent liées pour combattre contre les catalans par exemple.
Vous apprendrez aussi l'importance du pélerinage de Saint Maximin à la Sainte Baume (grotte de Marie Madeleine) pour les vrais provençaux.
Jean Michel Thibaut à travers les aventures d'Aubeline (fille d'Othon, le templier) et de sa servante Berarde nous narre un épisode véridique. L'Ultime combat entre Catalans et Provençaux qui s'est soldé par la dépossession des terres provençales en échange d'une trève. Mais ce n'est pas au goût de Hugon qui décide de se venger des traitresses et surtout de sa mère Bertrane.....
On voyage à travers les routes du Var, les détails des villes et villages sont saisissants. Non cette région n'a jamais été vraiment pacifique.
J'ai donc retrouver les odeurs de ma jeunesse, les endroits sacrés le plateau de Signes (ou j'allais chercher les boutures de thym pour mon jardin), la Sainte Baume (mon jardin secret avec ce fameux chemin des Roys). Barjols... Tout ces paysages chers à mon coeur avant qu'ils ne soient bétonnés...
Je suis plus qu'honorée de votre passage sur mon blog. Vous pensez, vous représentez ce qu'il reste de meilleur de notre cher Provence... En tant que personnalité vivante bien sur. Je ne peux pas rayer les noms de Jules Muraire (Raimu), Marcel Pagnol, Frédéric Mistral (toujours gagnant), Jean Giono, je ne connais pas encore Pierre Magnan mais il ne saurait tarder.
Quand je lis Jean Michel Thibaux, je pense à mon cher Toulon de dans le temps, le vieux port, le Marché du cours Lafayette, le Mourillon... Besagne, le Stade Mayol, Chicago... La sortie de l'Arsenal etc... Tout ceci abrité par les fabuleuses montagnes du Faron et du Coudon... Au loin la presque Ile de Saint Mandrier, La Seyne sur Mer... Le fort Ballaguier...La place Liberté (endroit des premiers salons littéraires du temps de Maurice Arreckx et de François Trucy). Je sais qu'il se déroule désormais Place d'Armes... Pas mal comme endroit aussi... J'ai passé toute ma jeunesse à Sainte Musse près de la Valette du Var et St Jean du Var...
Vous êtes l'héritier, ne soyez pas modeste, de ces gens là... Vous dites que votre littérature sent la garrigue, le thym (les arbouzes automnales pendant qu'on y est) et bien j'ai envie de dire tant mieux. Avec les moins cinq qu'il fait dehors en ce moment en Vendée, je peux vous dire que d'imaginer le chant des cigales, de revoir les paysages de garrigues grillées par le soleil... Cela remonte le moral.
Puis vous me parlez de ma chère Sainte Baume. Mon tendre refuge.J'allais souvent me recueillir dans la grotte de Marie Madeleine. Cela en était mon pèlerinage de début d'année. Qu'est ce qu'elle me manque cette fabuleuse merveille.
D'abord j'allais à la cathédrale de St Maximin me recueillir devant la relique de la Sainte puis direction Nans les Pins faire un petit coucou au Père Devoucoux à la Maison de Marie Madeleine à la sortie du village. Sacré Philippe un sacré personnage... Un vrai passionné.
Puis direction Plan d'Aups, direction l'Hostellerie pour se garer et aller à la grotte en empruntant le Chemin des Roys. Cela ne s'invente pas. 45 minutes dans une forêt exceptionnelle, un vrai bonheur en automne,au printemps... Souvent interdite pendant l'été à cause d'éventuels incendies et vraiment rock'n roll en hiver surtout quand il a neigé.
N'oublions pas les fameuses 150 marches avant d'arriver au sanctuaire. Les fameuses 150 marches comme les grains du chapelet... Si vous faites le pèlerinage pendant les fêtes vous allez regrettez votre réveillon. Elles vous tuent ces marches, raides inégales...
Puis arrivé à la Grotte, LE BONHEUR. Vous êtes au Paradis, un diaporama formidable surtout si vous avez poussé le courage d'aller à la chapelle du Pilon. Endroit ou Marie Madeleine aimait prier.
Que dire de la grotte, un endroit apaisant. Il semble que Marie vous accueille. Dire que c'est un endroit hyper fréquenté et savoir que c'était un ermitage. Que Marie Madeleine y a vécu... Lieu protégé par les dominicains... Véritable bijou dans la forêt. Le temps y parait suspendu... Tout est calme... On a pas envie de revenir à la vraie vie... On en revient lessivés physiquement (à cause de l'effort physique) mais apaisés et fortifiés...
Non Monsieur Thibaux, n'ayez pas à vous justifier de votre appartenance, on se doit d'être fier de vivre dans ce paradis. Vous m'avez rendue nostalgique de cette terre... Ce coin de France me manque. Je vous demanderais si vous y passez devant cette chère grotte d'avoir une pensée pour moi, la toulonnaise exilée en Vendée.
Et continuez à écrire, pas seulement pour les méridionaux qui sont sur place mais surtout pour nous les exilés. Ceux qui ont gardé en friche dans nos coeurs une parcelle de garrigue et des chants de cigales...
Avec tout mon respect et amitiés... En espérant qu'on se revoit un de ces jours au hasard d'un salon... Mes amitiés au Mistral aussi...
SABINE
Jean-Michel Thibaux:
Histoire d'une maison hantée à Brignoles
Publié le 16 novembre 2010 VAR-MATIN
Jean-Michel Thibaux et Martine Alix Coppier : la Bastide hantée dans "le trésor de de la Nore" paru aux Presses de la Cité (var-Matin)
Des marchands, des médecins, des nazis, une veuve aigrie… L’histoire de la bastide du domaine du Pavillon est peuplée de personnages dont certains ont été évoqués par l’écrivain Jean-Michel Thibaux, cousin de l’actuelle propriétaire, Lydie, posant entre chambre et cuisine sur fond de présence allemande (le poignard). AR et DM
La bastide, blottie en retrait de l'ancienne route de Toulon, recèle bien des histoires et des mystères. Visite guidée entre vieux murs et souvenirs...
Le premier à s'y être aventuré, c'est Jean-Michel Thibaux dans son roman « Le trésor de la Nore ». Les péripéties de son héros, Julien Fabrègue, jeune Brignolais qui part au coeur de la Savoie à la recherche de l'or des Burgondes, débutent dans cette demeure. Passé le fin portail de fer, le Domaine du Pavillon s'ouvre sur une grande allée bordée de vignes. Au bout, entre deux platanes, la bastide, majestueuse, s'offre enfin au regard.
Une ruine sans électricité
« C'est un bâtiment du début du XVIIe siècle au passé très chargé... » nous lâchait l'écrivain Jean-Michel Thibaux lors de la présentation de son roman. « Nous avons trouvé des lettres et des documents de famille », égrène l'écrivain dont la cousine est aujourd'hui propriétaire de la maison. « Mes parents l'ont racheté dans les années soixante-dix », se souvient justement Lydie, aujourd'hui viticultrice et fière de présenter un produit authentique sous l'appellation « Lady L ». « C'était une ruine. L'ancienne propriétaire était veuve, elle avait perdu sa fille et son mari. C'était vraiment en désolation : pas d'électricité ni d'eau. Il y avait tout à faire ». Pendant les travaux, la famille tente de reconstruire l'histoire de cette demeure. Comme un puzzle. Le cousin, Jean-Michel Thibaux, récupère les différents textes. Les étudie. Et écrit l'histoire de Julien Fabrègue. « Dans un texte, il raconte qu'il recherche un trésor. C'était un autodidacte, un vrai personnage qui vit ici avec sa famille. C'est un héritier provençal ruiné... »
Poignard nazi
Dans les décombres, ils découvrent aussi une casquette SS et un poignard de messe portant la croix des Nazis (voir photo). « On pense qu'ils avaient un repère ici. Ils avaient mis un canon pour tirer sur les avions. Il y a encore la dalle de béton », soutient l'actuelle propriétaire. « Mais on ne sait pas exactement ce qu'il s'est passé. On n'a pas retrouvé d'endroit où les Allemands auraient pu retenir des prisonniers. Il n'y a pas trop de documents à ce sujet. Ils ont pris soin de faire disparaître beaucoup de choses après leur passage ». Des marchands toulonnais, des médecins, des soldats allemands, une veuve aigrie et méchante. De nombreuses histoires ont défilé dans cette bastide. Certains de ces personnages seraient toujours... présents. Des âmes libres habiteraient la maison.
« Cela se manifeste de plusieurs façons », témoigne Lydie. « Des bruits assez importants résonnent en fin de journée. Je me souviens, à quatorze ans, j'étais dans le salon. Ma mère dans la cuisine. On entend comme un chaudron qui dévale les escaliers... On n'a jamais su d'où venait le bruit ». Une autre fois, c'est en revenant de vacances que la famille assiste à une scène surprenante. Dans la salle à manger, six chaises sont allongées par terre, le dossier au sol. « C'était stupéfiant. Ma mère en a fait des cauchemars ».
Une âme dans la cuisine
Des colocataires qui n'effraient pourtant pas Lydie. Car elle en est persuadée : la maison est habitée par des gens heureux. Des gens tristes aussi. Qui considèrent la bastide comme leur fief. « J'ai fait venir un prêtre. Pour lui, il y avait une âme dans lacuisine et une autre à l'étage ». Dans la cuisine. Le prêtre désigne l'emplacement où l'ancienne propriétaire aimait se reposer dans son fauteuil. « Elle ne voulait pas partir », avance Lydie qui raconte que « sa fille était éprise d'un garçon, mais ses parents ont voulu qu'elle épouse un riche propriétaire ». La fille s'est suicidée, se jetant sous un train. « Son père est mort de chagrin ». Des années plus tard, l'histoire, d'une certaine manière, se répète. Étrangement. « Quand nous avons emménagé, après eux, nous étions aussi trois. J'étais fille unique ». Et les parents de Lydie adoptent alors la même attitude. « Ils m'ont trouvé un futur époux », confie la rebelle. « Mais j'ai un fort caractère, j'ai refusé... »
La Première Page : irrépressible plaisir des histoires
Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux sont à la librairie des Bauges, aujourd'hui vendredi 1er octobre à partir de 16h. Ils seront ensuite à Notre Dame des Millières à 20h à la mairie pour une rencontre avec les habitants.
Jean-Michel Thibaux, c'est "L'enfant du Mistral" aux Presses de la Cité. Martine Alix Coppier s'est illustrée localement avec son subtil "Coeur de Soleil" chez Cabedita. Leur rencontre et union des plumes donne une intrigue historique et locale, imprégnée par l'envie d'écrire, de raconter, de se laisser surprendre au rythme de l'histoire, et dépasser en plongeant sa verve dans le fantastique, le paranormal...le mystère, l'ensorcelant, le livre quoi !
Enfourchant leur imaginaire, tous deux nous entraînent dans une aventure historique par la période consacrée : la Provence turbulente vigneronne, fantasque que connaît à merveille Thibaux, la Savoie profonde, Albertville, Notre-Dame-des-Millières, le massif des Arcs, les berceaux de Martine Alix Coppier et la France de la fin du XIXe siècle ; intrigante comme toutes les fabuleuses courses au trésor ; humaine dans la confrontation des moeurs de l'époque si étrangères les unes aux autres et embarquées pourtant sur le même bateau du mirage de l'enrichissement.
Julien, impétieux érudit passionné d'histoire ancienne et de mystérieux textes en langues étranges et codées, archéologue amateur, variante française d'Indiana Jones, s'embarque pour la Savoie, courir en tête la dernière ligne droite avant l'or des Burgondes. En tête devant les Autrichiens, les crapules de tous bords, prêtre ou gueux, veules et vénaux prêts à tout, pour parachever, rendre hommage à la quête de ses aïeux. Et accessoirement, renflouer des caisses on ne peut plus vides. On parcourt toutes les caractéristiques sociales et urbaines de l'Albertville d'alors, comme celles des paysans, on côtoie la catin, comme la sorcière ou le riche Autrichien, nostalgique d'une puissance perdue, les apparitions, philtres et autres prédictions. Entre une nature montagnarde omniprésente et omnipotente, les manoeuvres et autres règlements de compte, les tours et détours des traditions vivaces dans les villages. Julien parviendra-t-il à son but, se sortira-t-il des griffes mortelles de ses concurrents... Et l'amour dans tout ça saura-t-il triompher de la fange dans laquelle tous se roulent ? Lisez ce roman simple, marqué au coin de la Savoie historique, laissez-vous pénétrer d'irrationnel et de romantisme jusqu'au-boutiste.
La course au trésor étant ici, comme le plus souvent, une métaphore des dangers de l'appât du gain. Le capitalisme grand bourgeois, le pouvoir, la religion contre les hommes de peu : les paysans, les manants, les petits métiers, le colportage. Tous et toutes peu ou prou traversés du désir de la possession, de l'ordre divin. Parfois, souvent même malheureusement jusqu'à la haine, la mort.
Un livre pas si manichéen que ça, la volonté de relire et de vivre l'histoire en direct, une humanité belle autant que douloureuse. On entend les voix d'hommes et de femmes engoncés dans leurs rôles prescrits, dans des noeuds relationnels auxquels on n'échappe pas sans payer un certain prix. Et à travers ces univers assombris, s'élèvent de tout temps les voix de la liberté, de l'amour, du choix et du respect.
C'est bouillonnant, complexe, ici les parallèles s'entrechoquent, la vie grouille, c'est violent, désespéré et lumineux. La lecture se fait fébrile au fil des pages, on oublie quelques facilités scénaristiques, quelques erreurs, pour courir jusqu'au bout, faire battre son coeur et suspendre son souffle à un final apocalyptique réjouissant.
Une femme, un homme, et le roman prend des sonorités très riches, ambivalentes, sensuelles. Quand c'est un peu fleur bleue, l'autre redresse vers plus de noirceur. Dans cet échange permanent s'anime le sel de l'existence, la rencontre. Le livre de Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux est dans cette étendue ouverte chamarrée des choses de la vie.
Luc Monge
L'Indépendant et le Midi-Libre( 14 août 2010)
Jean-Michel Thibaux et Martine Alix Coppier
Jean-Michel Thibaux se replonge dans les énigmes de l'abbé Saunière avec l'écrivain Martine Alix Coppier.
Jean-Michel Thibaux, romancier, auteur en 1986 du best seller "Le secret de l'abbé Saunière", "Les tentations de l'Abbé Saunière" puis "L'or du diable"- qui furent adaptés en feuilleton télévisé- est actuellement de retour en terre de Rhédae. Il donnera une conférence samedi 15 août , à Rennes-le- Château, salle de la Capitellle, à 17 h.
Auteur atypique. Cet écrivain atypique nourrit ses héros de ses expériences. C'est ainsi qu'il s'est rendu tour à tour du Soudan au Mexique, au Liban, en Irak, dans les jungles colombiennes, panaméennes, Birmanes, au coeur des déserts de Nubie, de Beyuda, d'Ethiopie, sur les routes poudreuses de l'Inde et les pistes pakistanaises, et n'hésite pas à remettre sans cesse sa vie en jeu pour donner le meilleur de lui-même dans ses écrits. Auteur de 44 ouvrages traduits en 13 langues et diffusés dans 30 pays, il connaît très bien l'Aude et les nombreux détails qui émaillent son histoire.
S'il revient à Rennes-le-Château, c'est qu'il compte bien, après plusieurs années de réflexion, se replonger dans les énigmes laissées par l'abbé Saunière. Cette fois-ci, c'est aux côtés de Martine Alix Coppier, avec qui il a déjà co-écrit un ouvrage ("Le trésor de la Nore") qu'un livre est en préparation. "Les trois secrets de Marie" donnera bien plus la parole aux femmes, et notamment à Marie Denarnaud puisque, bien entendu, c'est de la bonne de l'abbé Saunière dont il s'agit. Comment cette femme fut pourchassée jusqu'à la fin de ses jours pour lui faire livrer son secret, qu'elle fut incapable de transmettre ? Martine Alix Coppier est écrivain, mais également guide des monuments historiques. Elle apporte, avec sa soif de résolution d'énigmes et sa formation d'historienne – tout comme Jean-Michel, d'ailleurs – une autre vision du trésor de Rennes-le-Château, qui est en bien des points identique au trésor des Burgondes.
Se mettre dans la peau des gens d'alors et réfléchir de manière très simple devrait permettre à de nombreuses révélations de voir le jour... Des énigmes qui ont évolué. Où sont passés les clichés laissés par le photographe de l'abbé Saunière ? La place stratégique de Rhédae a certes été importante, mais fut-elle aussi peuplée qu'on l'a cru ? Combien, en réalité, l'abbé Saunière dut-il acheter de reproductions de tableaux lors d'une visite à Paris ?
Ce nouvel ouvrage devrait s'arracher dans les librairies, dès sa sortie... Rappelons simplement que "Le Secret de l'abbé Saunière" a été considéré par les historiens, auteurs ou chercheurs d'or, comme étant le roman le plus près de la réalité de Rennes-le-Château. Depuis, l'énigme a été diffusée un petit peu partout dans le monde jusqu'au "Da Vinci Code" qui reprend de nombreux détails troublants. La conférence de demain est un rendez-vous que de nombreux connaisseurs ne manqueront pas.
Quatre cent-soixante-douze pages d'un intense roman c'est ce que proposent de vivre Martine-Alix Coppier et Jean-Michel Thibault au travers de leur livre "Le trésor de la Nore" paru aux Presses de la Cité. Dans la lignée des "Tentations de l'abbé Saunières (Editions Orban 1986), et du "Secret de l'abbé Saunières" (Editions Plon 2004), cette nouvelle saga plonge le lecteur dans l'histoire de l'or perdu des Burgondes au début du XIXè siècle. Le héros, un jeune provençal originaire de Brignoles nommé Julien Fabrègues. Aventurier, il se heurte au cœur d'une Savoie de caractère à une inquiétante société secrète, aux rudes savoyards et aux superstitions. Et puis il y a Amélie... Pour une première collaboration, l'oeuvre est magistrale et en appelle d'autres. "Le trésor de la Nore" est disponible dans toutes les librairies, à la Fnac etc. Vous pouvez retrouver les auteurs sur les sites: www.martinecoppier.frwww.jean-michel-thibaux.com et www.tresorslegendaires.com
LE DAUPHINE LIBERE
4 septembre 2010
"J'ai toujours écrit les histoires des autres", confie Martine Alix Coppier, qui vient de cosigner "Le trésor de la Nore" avec Jean-Michel Thibaux. L'histoire se déroule en partie autour d'Albertville. Le DL/ Laurence VEUILLEN.
NOTRE-DAME-DES-MILLIERES
Et s'il y avait un trésor caché près d'Albertville ? A Notre-Dame-des-Millières précisément. Martine Alix Coppier en est persuadée. « Ma famille le cherche depuis longtemps. » Les prospections risquent de reprendre de plus belle dans le petit village depuis la sortie du livre "Le trésor de la Nore", paru aux Presses de la Cité dans la collection "Terres de France".
Un livre de plus sur le terroir ? Pas seulement. Si l'éditeur a choisi l'auteur savoyard pour co-signer l'ouvrage avec Jean-Michel Thibaux, c'est pour rendre crédible toute la partie qui se déroule dans notre département. Au point que les habitants d'Albertville et des alentours peuvent suivre pas à pas les pérégrinations de Julien Fabrègue, parti à la recherche de l'or des Burgondes.
Bienvenue au pays du purin et des goitreux
Avis aux amateurs de rencontres insolites au coeur d'un monde peuplé de superstitions. Et bienvenue "au pays du purin et des goitreux" ! C'est ainsi que Martine Alix Coppier décrit cette terre de l'ompbre où le héros débarque à la fin du 19è siècle. On attend avec impatience la rencontre prévue cette automne avec les habitants des Millières !
« Je suis passionnée par l'Histoire et l'ésotérisme » confie l'ancien guide du patrimoine qui rêve aujourd'hui de vivre de sa prose. Elle compte déjà plusieurs titres à son actif, mais elle devait, jusque là, assurer ses revenus comme professeur d'arts plastiques. « Ce métier m'a apris à développer une écriture visuelle. J'aime aussi prêter ma plume à des gens qui veulent raconter leur vie. C'est un moyen de transmettre un héritage à des jeunes qui n'ont pas connu cette époque. » Elle s'est ainsi passionnée pour les mémoires de son grand-père chasseur alpin. « J'ai toujours écrit les histoires des autres. »
J.L.
VAR MATIN du 13 septembre 2010
, Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux à la poursuite d'un trésor littéraire
Le Brignolais Julien Fabrègue part au coeur de la Savoie à la recherche de l'or des Burgondes... Les écrivains Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux retracent et romancent l'aventure du Provençal dans leur livre "Le trésor de la Nore".
Quelques semaines après sa sortie, le roman connaît un véritable succès. 129è vente roman FNAC sur 100000... « On ne comprend pas pourquoi il y a un tel phénomène autour du bouquin », expliquent les auteurs qui seront présents à Brignoles ce samedi 11 septembre toute la journée à la librairie le Bateau Blanc.
Avant ce rendez-vous avec le public brignolais, les deux auteurs sont venus nous présenter leur histoire.
Est-ce une histoire réelle ?
Elle est issue de faits réels. Nous l'avons évidemment romancée. Nous avons aussi changé le nom du personnage.
L'histoire débute à Brignoles.
Dans une bastide, le Clos du Pavillon (située sur la route de Toulon, NDLR), qui appartient aujourd'hui à ma cousine. C'est un bâtiment du début du XVIIIè siècle au passé chargé. Julien Fabrègue vit là-bas avec sa famille. C'est un héritier provençal ruiné qui rêve de trouver le trésor des Burgondes...
Comment avez-vous connu l'histoire de Julien Fabrègue ?
Nous avons trouvé dans la bastide des lettres et des documents de famille. Il explique à l'intérieur qu'il recherche un trésor. C'était un autodidacte, un vrai personnage.
Comment avez-vous effectué vos recherches ?
Il y en a eu trois sortes : une partie livresque, une autre sur le terrain avec beaucoup de discussions avec des anciens, des historiens, et ensuite une dernière par internet. C'est une grande enquête qui a débuté il y a trois ans.
Avez-vous trouvé de la descendance de votre personnage ?
Non. Nous n'en n'avons pas trouvé. La bastide a été rachetée par un couple de médecins. Ensuite, c'est de nouveau un docteur qui a acheté la maison avant que ma cousine ne la reprenne.
Comment était Brignoles en 1892 ?
C'était une commune beaucoup plus riche qu'aujourd'hui. Il y avait une savonnerie, de nombreuses personnes avaient des parts dans la mine. Les prunes avaient une renommée extraordinaire. Sur la place Caramy, il y avait un ormeau, avec un grand trou, où les amoureux pouvaient se retrouver...
Dans les critiques des lecteurs, ils comparent souvent votre livre à "Da Vinci Code"...
En effet, ils disent que c'est le "Da Vinci Code" du terroir. Au début, c'est un peu flatteur, mais je trouve le livre un peu léger au niveau des énigmes. A mon avis, notre héros ressemble plus à Indiana Jones.
Comment écrit-on à quatre mains ?
Il faut une grande affinité, avoir les mêmes centres d'intérêts. On part sur une trame de l'histoire et après on écrit chacun de son côté... Ensuite on regroupe nos deux récits.
C'était votre premier livre ensemble. Quel est votre prochain projet à deux ?
Nous sommes en train de préparer un nouveau livre sur la suite de Rennes-le-Château avec les Nazis qui recherchent le Graal.
Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux La quête du Graal des deux écrivains en pays cathare
A quatre mains
Ils sont deux écrivains à avoir signé "Le trésor de la Nore" et retracé l'histoire du Brignolais Julien Fabrègue, qui s'en va au coeur de la Savoie chercher le trésor des Burgondes.
Jean-Michel Thibaux est né à Toulon. Cet ancien artificier de la Marine Nationale est aujourd'hui l'auteur de 44 livres dont "La Bastide Blanche" et "L'Or du Diable". Deux livres adaptés à la télévision. Romans historiques, provençaux, biographies... Jean-Michel Thibaux, 61 ans, a reçu le prix international de la ville de Saragosse en mai 2010. Son plus grand succès reste "Le secret de l'abbé Saunière", traduit en treize langues et lu dans une trentaine de pays.
Martine Alix Coppier est née à Modane. A 54 ans, elles est diplômée des Beaux-Arts de Lyon et des monuments historiques. Elle s'est consacrée aux Arts Plastiques, aux expositions et à l'enseignement avant de se vouer à l'écriture. Martine a déjà écrit cinq livres dont "Bleu Horizon" qui retrace l'épopée des chasseurs alplins albertvillois lors de la première guerre mondiale.
VINCENT BELLANGER
MIDI LIBRE du 3 septembre 2010
Jean-Michel Thibaux et Martine Alix Coppier
De l'aventure avec "Le trésor de la Nore"
Collaborant pour la première fois, la Savoyarde Martine Alix Coppier, passionnée d'ésotérisme, et le Provençal Jean-Michel Thibaux, publié en dix langues, ont écrit un roman d'aventures et de suspense, évoquant une page de l'histoire de la Savoie qui changea souvent de domination avant d'être rattachée à la France en 1860.
Avec "Le trésor de la Nore" affluent dans ce nouveau département maints groupes à la recherche du fabuleux trésor des Burgondes...... qui contiendrait argent, bijoux, armes. Les autochtones qui ont tant souffert au cours des temps et des évènements, observent, encore qu'ils aimeraient avoir part à la richesse. En 1892, l'héritier provençal ruiné, Julien Fabrègue, arrive aux Millières après avoir quitté sa bastide où d'aucuns subissaient des attaques funestes. Parmi les paysans, vivant dans les superstitions anciennes, se trouvent la sorcière aux pouvoirs terribles, la Nore, mais aussi la jeune Amélie avec qui naîtra la passion. Une bizarre confrérie convoite le butin, prête à tout pour réussir. Pièges des adversaires douteux, forces occultes, poursuites montagnardes créent une vie terrifiante autour des protagonistes, surtout le dangereux baron autrichien cupide Von Schober.
H. CH
LE DAUPHINE LIBERE
Un bon piolet et la copie d'un vieux parchemin : voilà tout ce qu'emporte Julien Fabrègue lorsqu'en 1892 il quitte Brignoles et la bastide de ses ancêtres pour aller à la recherche d'un mystérieux trésor. Ce féru d'histoire fait d'abord étape à Sisteron. Non sans raison : « Les Wisigoths qui se trouvaient près de Turin franchissent le col de Montgenèvre, déferlent sur Briançon et Gap. Ils longent la Durance jusqu'à l'oppidum de Sisteron et offrent à Dardanus une partie des chariots d'or, comme droit de passage en Provence et pour leur avoir accordé de fonder un royaume en Narbonnaise. » Ah ! Le trésor des Wisigoths... Mais ce n'est pas la piste que suit notre jeune Provençal. Il le sait : la quête de ce pactole, c'est l'affaire du fameux abbé Saunière, le curé de Rennes-le-Château. Non, son Graal à lui, c'est l'or des Burgondes, le trésor des Nibelungen. Le fruit de rapines mémorables. Cent quarante-quatre chariots de butin, cachés dans les montagnes, au VIè siècle. Un magot faramineux que des envoyés de Charlemagne avaient tenté de récupérer. En vain.
Mille ans plus tard, s'appuyant sur leurs écrits, Julien Fabrègue est persuadé d'y parvenir. Son enquête le conduit jusqu'en Savoie, non loin d'Albertville. Sans doute ses interprétations et ses calculs sont-ils justes, puisqu'il ne semble pas le seul à s'être lancé dans la course au trésor. Chaque jour, un baron autrichien essaie de le prendre de vitesse en entravant sa progression d'une façon ou d'une autre. Tourmenté par l'appât du gain, le curé de la paroisse n'a lui aussi qu'un seul rêve : mettre la main sur l'or des Burgondes avant tout le monde.......
Mais ce garçon entreprenant n'a peur de rien. Ne tombe-t-il pas amoureux de la plus belle fille du pays au moment même où elle doit épouser le forgeron, une force de la nature ?
Pour écrire "Le trésor de la Nore", le Provençal Jean-Michel Thibaux et la Savoyarde Martine Alix Coppier ont conjugué leurs talents avec un réel bonheur. Ils font revivre un monde toujours ballotté entre deux appartenances : la France et le Piémont. Ils recréent une société montagnarde encore en proie aux superstitions et à la sorcellerie.
Mais surtout, ils revisitent à leur manière la célèbre "Chanson des Nibelungen". Comme l'épopée germanique, "Le trésor de la Nore" s'ouvre sur l'éclosion d'un amour et se termine par un massacre. La sauvagerie barbare du poème épique se retrouve en plus d'un chapitre du roman. Tous les détails comptent : le seul nom de famille de l'héroïne, Gonthier, réveille chez l'enquêteur le souvenir du roi Gunther : « Julien est l'image de Siegfried, séduisant sous sa cape d'invisibilité la Walkyrie Brunehilde, épouse du roi Gunther, et lui dérobant l'anneau sacré des Nibelungen. »
Pour en savoir plus : Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux "Le trésor de la Nore".
FAZY RENE
LE DAUPHINE LIBERE
Martine-Alix Coppier
Ecrivain
Gens d'ici Faverges. Descendante d'une ancienne famille du Pays de Faverges et de la région d'Albertville, Martine-Alix Coppier a pour passion l'écriture. Ce don doit se transmettre dans les gènes : sa maman, Elisabeth, institutrice, a valorisé la mission de tous les enseignants et surtout ceux qui exerçaient en montagne.
Mère et fille étaient présentes à la Biennale du livre savoyard.
Professeur d'art plastique, diplômée des Beaux-Arts de Lyon et des monuments historiques...
Son oeuvre est passionnante par la variété des sujets : des romans historiques, de terroir, mais aussi atypiques, où symbolisme et ésotérisme laissent place à l'humour.
Parmi cinq ouvrages à son actif , "Bleu Horizon" retrace l'épopée des chasseurs alpins d'Albertville, pendant la première guerre mondiale à travers la jeunesse de son grand-père Calixte. Son dernier livre, très dense et bien documenté, mêle l'histoire de la Savoie et de la Provence (le patois savoyard n'est-il pas franco-provençal ?).
"Le trésor de la Nore" découle du passé historique de la région d'Albertville. A la recherche de l'or des Burgondes, un jeune aventurier provençal se heurte, au coeur d'une Savoie de caractère, à une société secrète... L'ouvrage est édité par Les Presses de la Cité pour "Terres de France". Il est le fruit d'une collaboration avec Jean-Michel Thibaux, Provençal, auteur publié en treize langues.
Martine Alix écrit par curiosité du monde...afin de laisser une mémoire aux futures générations. Conseillère en écriture, elle aide des personnes à formuler leurs expériences afin d'évacuer leur mal-être.
MARTINET MARIE THERESE
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À propos du roman de Martine Alix Coppier et de Jean-Michel Thibaux, « Le Trésor de la Nore », aux Presses de la Cité.
Géniale l’idée des textes à l’encre sympathique en fin de chapitres. Certes, il faut être prudent (ma page 301 s’étant retrouvée en cendres, j’ai dû racheter un bouquin pour comprendre le chapitre 52). Mieux vaut le fer à repasser (position « lin ») qu’une bougie. Ainsi des zones d’ombre s’éclairent et ce qui était caché apparaît à la surface comme un trésor qu’on découvre enfin. L’interaction exotérisme / ésotérisme, l’un renvoyant à l’autre, produit un magistral effet de « mise en abyme » comme on peut le voir dès la page 54. La page 153 est à elle seule un ensemble de révélations sur l’alchimie. La page 177 donne une réponse claire sur la date « fatidique » du 28 juin, en relation avec la « divine sommation » et les nombres magiques nucléaires , mais la plus « éclairante » est sans contexte la page 463. Un conseil, cependant : faites d’abord un test, mais surtout, ne commencez pas par cette page. Un livre à ne pas mettre en toutes les mains ? Bien sûr que si !
PIERRE VAISSIERE, le 40 février 2035
Note : Fnac
Une grande fresque, un vrai régal
Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux ont écrit une magnifique histoire dans le ton du "Nom de la Rose", et mieux encore. On se sent si proche des personnages qu'ils vous habitent durant des heures après avoir terminé un chapitre. La construction savante de ce roman laisse croire que les faits sont réels, que Julien et Amélie se sont aimés en effrontant d'effrayantes sociétés secrètes et des forces obscures liées à l'or des Burgondes. Il y a aussi du Wagner et du Zola dans ses lignes épiques et sociales décrivant les légendes et la vie des paysans d'antan. J'ai terminé le bouquin avec la soif de découvrir ce trésor caché en Savoie. Après Rennes-le Château, il faut donc se rendre à Albertville et à Notre Dame des Millières.
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le trésor de la Nore (Broché)
Il y a du feuilleton dans Le Trésor de la Nore. Un héros jeune et beau, déjà marqué par la vie. Un trésor légendaire et très convoité. Des méchants, prêts à tout. Des sentiments : amour, haine, jalousie. Une plongée dans l'histoire de la Savoie et le quotidien du village des Milliers en 1892. Une galerie de portraits. Un secret de famille. Un soupçon d'occultisme. Une sorcière très rousse. Des rebondissement, des messages codés, une malédiction... Une vraie aventure, bien palpitante.
CHAPITRE.COM
GRAND MOMENT DE LECTURE | galapagos | mercredi 1 septembre 2010
Il est des livres que l'on a plaisir à ouvrir, à lire et du mal à refermer parce que l'on a été transporté. Celui ci en fait partie. Un grand moment de lecture et de magie qui nous laisse dans l'attente d'une suite, ou de voir ce que les auteurs ont dans leurs cartons. Je suis certain qu'il y en a encore beaucoup en tout cas en ce qui me concerne j'attends la suite de ce livre et la suite de leur oeuvre. Pourquoi pas une adaptation filmée????
Rue des Livres
Avis du 2010-08-24 Comme un film où la sensation que j'ai eue d'images en noir et blanc avec des fulgurances de couleurs dans les détails vestimentaires en rajoute à la magie de ce livre. Une magnifique fresque de la vie rurale en Savoie du 19e siècle qui m'a faite replonger dans ce que me racontaient mes grands parents qui étaient de Montmélian, entre Albertville et Chambéry. Les personnages sont attachants, et celui de La Recluse est tout simplement extraordinaire. L'envolée finale est somptueuse, même si j'ai eu quelque difficulté à tout comprendre immédiatement. Sans doute à cause de la finesse de cette écriture qui arpente les chemins rocailleux de ce coin perdu sans ces gros sabots qu'on devine aux pieds de balourds comme Dan Brown. Phare & Night
Avis du 2010-08-23 Plus qu'un roman de terroir, un véritable travail d'ethnologue qui permet une totale immersion dans une région et à une époque trop peu décrites. Qu'ils soient terrifiants, drôles, "bizarres", voire illuminés, les personnages sont attachants et on aimerait pouvoir les rencontrer, voire les côtoyer pour certains. Un regret pourtant : que la lumineuse magie, l'ésotérisme flamboyant et intelligent (on est loin du Da Vinci code, de ses approximations fumeuses et de son n'importe quoi) n'ait pas plus de place. Enfin un souhait : que les auteurs n'en restent pas là et écrivent une suite où la poésie du merveilleux qui transparaît dans ce Trésor de la Nore, tiendra toute sa place. IbnShobolo
La République du Centre
Le 18 août 2010 à 12:27 par Carlierri Jean-Luc
Bonjour, Je suis entièrement d'accord avec cet article. Les livres formatés de Pancol, Lévy et Musso s'adressent à un public inculte attiré par un vague ésotérisme, des amourettes et des fantômes de pacotille. Pour ma part, je viens de découvrir un roman : le Trésor de la Nore (Presses de la Cité) écrit par Martine Alix Coppier et Jean-Michel Thibaux, qui m'a entraîné très loin dans le rêve. Cet ouvrage à tiroirs m'a ouvert des horizons sur l'histoire de la Savoie et les Burgondes. Les deux auteurs, véritables indiana Jones très érudits ont su me captiver durant deux jours et deux nuits.
LA PROCURE à dévorer - le 25-08-2010 Un roman passionnant qui m'a tenue en haleine, qui fait qu'on a envie de vite rentrer chez soi le soir pour continuer la lecture. Personnages pittoresques, comme le Croué, la Nore, le Tchantchourne, Amélie la rebelle, Julien et ses ambiguïtés, partagé entre sa recherche d'or et d'amour, l'abominable baron Von Schober. Et dans cette composition magistrale se détache un autre héros : l'or, ce moteur qui a toujours fait courir et s'entretuer les hommes. Bravo à M.A. Coppier et J.M. Thibaux pour ce livre à quatre mains que je recommande vivement. Paule Par Paule Fiye, à Aix-en-Provence.
Note: Fnac
extraordinaire
Et oui, il est des auteurs peu connus qui savent entrainer leurs lecteurs dans leurs mondes et qui méritent d'être connus aidés et encouragés. Que de bons moments de lecture, de rêve. Je suis savoyard, je connais un peu les lieux, je vais désormais regarder mes pieds lorsque je me promènerais dans les bois. Les personnages sont ils réels??? imaginaires?? j'ai envie d'y croire et j'attends la suite avec impatience. Car je suis sûr qu'il y en aura une. Bravo aux auteurs et un grand merci!!!!!!
Librairie Decitre
Un souffle nouveau dans Terres de France Charles Joseph , Saint Martin d'Hères(le 25 août 2010)
J'ai entendu parler de ce livre par quelqu'un qui connait quelqu'un qui en a entendu parler et qui a acheté ce bouquin. "Super !", m'a simplement dit mon amie... Méfiant, j'ai voulu voir par moi-même et lui ai emprunté. "Tu verras, les personnages, surtout les femmes. Impossible de refermer le livre." J'ai fini la lecture à 6 heures du matin. Je me suis enfin endormie et, nourrie de cette histoire, je n'ai pas cessé de rêver, en cinémascope. "Le trésor de la Nore", c'est cela le vrai trésor.Lire les autres avis ( 1 )
LA MALÉDICTION DE L'ANKOU Les Terres désertées et Le doigt du Diable
LE BLOG DE LAURE novembre 2010
Comme chaque année et quand j'en ai l'occasion, j'essaye toujours de lire un livre du terroir. J'ai choisi ce roman car le titre et la couverture m'ont tout de suite attirée et je n'ai pas été déçue, j'ai même passé un excellent moment de lecture et je compte bien lire la suite prochainement c'est à dire dans les semaines qui suivent vu qu'il est d'ores et déjà dans ma PAL.
C'est l'histoire d'un petit village au coeur de la Bretagne et de ses habitants qui vivent en attendant et en écoutant les cris de L'Ankou et ses malédictions. Chaque nuit ou L'Ankou se proméne sur son chariot noir avec sa faucheuse, un mort survient dans le village (C'est une très vieille légende Bretonne). C'est aussi dans ce livre le début de la premiere guerre mondiale avec ses mobilisations dans toute la France.
Tandis que Erwan et Julien partent pour le front, Marie-Louise sa soeur et ses parents restent au village. ils feront la connaissance de Justin le provençal. La guerre fait rage et tous les trois se battent côte à côte ; pendant ce temps au village d'étranges choses se passent.
Un livre très bien écrit, un style fluide, des dialogues, je ne me suis jamais ennuyée. Des personnages attachants qui vivent dans la superstition et qui sont très attachés à leur terre et à leur élevage. Des bretons qui sont fiers de l'être et qui se rendent vite compte que dans chaque région des gens vivent aussi comme eux au rythme des saisons et de leurs croyances et superstitions.
Un régal de lecture, il me tarde de lire la suite.
Etonnante suite de cette grande fresque qu'est "La Malédiction de l'Ankou". Où l'on voit les hommes continuer à s'entredéchirer dans une terrible guerre et lutter contre un nouvel ennemi : la grippe espagnole. Où l'Ankou engrange inlassablement son tribut d'âmes et... en négocie certaines ! Où l'amour tant attendu peut s'épanouir sur l'âpre et truculente terre bretonne. Où une poule est une héroïne. Où certains personnages malfaisants découvrent leur rédemption... et deviennent, de ce fait, sympathiques. Où l'on a droit à de surprenantes apparitions, telles celle du jeune Hitler ou de l'abbé Saunière, toujours en quête sur la piste de l'ésotérisme et de l'or. Et une fin qui vaut à elle seule son pesant d'or ! Un récit qui coule aussi facilement que les plumes alertes, sombres ou malicieuses de ses auteurs, Jean-Michel Thibaux et Jean-Pierre Paumier. Une maestria qui nous fait regretter de tourner la dernière page.
J'avais hâte de lire le second tome après avoir dévoré le premier. L'histoire de cet Ankou est prenante jusqu'au point final et j'ai eu la larme à l'oeil en refermant ce livre qui est porteur d'espoir. Les personnages prennent de l'épaisseur, l'intrigue se complique avec l'étonnante arrivée de l'abbé Saunière. Ce n'est sûrement pas un hasard puisqu'à la clef, il y a encore une histoire de trésor: celui de Laniscat. Germain, le druide, la sorcière Inna, la poule, le provençal et la bretonne, la guerre, le secret de Laniscat, les templiers, la grippe espagnole. tous les ingrédients sont réunis pour nous tenir en haleine. C'est un livre qui devrait rentrer au programme scolaire et universitaire. Je vais le faire lire à mes élèves. Je n'arrive pas à le classer dans un genre. On peut dire cependant que c'est de la grande littérature.
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Note : A LIRE ABSOLUMENT ! J.M.Thibaux et J.P.Paumier ont écrit à quatre mains un roman âpre, violent, enracinné dans la terre, celle de Bretagne et de Provence, mais aussi celle ensanglantée des tranchées, avec des héros bien campés et de nombreux personnages, secondaires mais tout aussi attachants. L'Ankou tient une place de choix, dans son rôle terrifiant de faucheur récoltant sa moisson d'âmes, un tribut que lui offre la folie des hommes en guerre. Un Ankou qui, au final, se montre presque "humain" car il est sans haine, ne fait que remplir sa "tâche" bien lourde. Un roman d'une puissance évocatrice hallucinante où l'horreur, la rudesse et le suspense côtoient l'émotion et la tendresse, où l'on espère que l'amour sera plus fort que la mort. Un livre dont on ne sort pas "indemne", qui vous colle à la peau, et dont j'attends avec impatience le second tome. C'est aussi le plus impressionnant et réaliste "documentaire" sur 14-18 que je connaisse. A lire absolument ! Melvita/Grenoble. 24/04/2010.
Note : Epique et décapant Je m'interesse à tout ce qui touche Ankou. Mais là, j'ai été époustoufflée par l'histoire de cette malédiction qui a les accents du Seigneur des Anneaux (Tolkien)et de la Terre de Zola. Les deux auteurs que je ne connaissais pas m'ont transportée le temps d'une nuit dans un monde de folie où se jouent des destins d'exception. A l'écran, ce serait le film le plus cher du cinéma. Mais au-delà de la fresque, il y a une foule de personnages humbles et attachants, des êtres cruels ou héroïque. Bien sûr l'amour y a sa place. Je dis bravo aux deux poilus qui ont commis ce chef d'oeuvre. Katia/ Orléans. 1/04/2010
IMPERATOR
IMPERATOR. JEAN-MICHEL THIBAUX. 320 p. Mai 2004. PLON
Imperator. La couverture souligne le titre à hautes et fortes couleurs. Les Romains de la Décadence, célèbre toile emblématique de Romain Couture, étalent leur concupiscence à loisir. Il est clair que l'on a fait le maximum, tout en se retranchant derrière le paravent criard de l'iconographie culturelle, pour attirer le lecteur.
Qui ne sera pas déçu. Jean-Michel Thibaux connaît les ficelles du roman historique. Un peu de sexe, beaucoup de bons sentiments, des scènes de genre aussi bien inspirées de Gladiator que de Siénkiewiez, une dose de shamanisme, fort à la mode ces derniers temps… un réalisateur à la recherche d'un solide scénario péplumique y trouverait son bonheur…Le pire c'est que l'opus se lit d'une traite et que l'on est bien obligé d'y reconnaître une documentation des plus sérieuses et des plus précises, et même une réflexion historiale plutôt aiguë.
« Nous sommes au III iéme ap. JC. L'Empire se délite dans la violence sous la double menace de la chrétienté et des invasions barbares». Difficile de résumer plus brièvement la situation historique qui préside aux destinées des deux héroïnes du roman. Mais laissons nos deux sœurs semi-gothes, semi-romaines dérouler l'écheveau ensanglanté de leurs existences. Les historiens professionnels l'avouent sans honte : la longue période de trouble et d'anarchie qui suivit la mort de Commode est mal connue. Les empereurs se bousculent et passent comme des marionnettes incapables de régenter le tourbillon des forces antagonistes qui s'entredéchirent dans l'arène sanglante de l'Empire. Louons Jean-Michel Thibaux d'avoir essayé de rehausser les traits de la si lointaine et si décriée figure de Valérien qui fut cet empereur maudit fait prisonnier, lors d'imprudents pourparlers, par Shapur Premier qui s'en servit comme marchepied pour monter à cheval. N'est pas Parthicus Maximus qui veut.
L'auteur nous plonge en des jours de grande incertitude. Qui en 257 serait à même de prophétiser le devenir effectif de l'Imperium Romanum ? Nous ne parlons pas de ce qui se passerait en 258, mais cette lente dégringolade qui mènera à la date symbolique de 476. Et pourtant les forces en présence étaient connues de tous. Issu d'une vieille famille sénatoriale la sagacité politique de Valérien semble avoir pris conscience de l'influence délétère du christianisme sur la cohésion de la société déjà rongée par la déliquescence de l'antique virtus romaine. L'Eglise ne pardonna jamais à l'Imperator qui décida de l'affaiblir en frappant non pas le menu peuple des esclaves et des pauvres qui formaient sa base naturelle, mais en chassant de leurs fonctions tous les hauts dignitaires ou fonctionnaires et toutes les grandes familles qui s'affirmaient chrétiens. Intelligente proscription, qui d'une part rappelait aux élites impériales qu'elles n'avaient pas à se ménager, sous couvert de conversion sectaire, des embryons locaux de ce que plus tard nous appellerons la féodalité, et d'autre part avait le mérite de retirer à l'Eglise toute protection financière intéressée.
Mais le ver était bien plus près du cœur du fruit qu'il n'y paraissait. Gallien qui succède à son père devra revenir sur ses édits anti-chrétiens. L'Eglise compte des protecteurs jusque dans la famille impériale… La petite histoire domestique influe parfois d'une manière catastrophique sur la grande… Le roman de Jean-Marc Thibaux imagine à merveille les entrelacements de ces volontés individuelles avec les courants souterrains qui animent l'évolution de toute société. Un rocher peut dévier le cours d'un torrent, mais peut-il remettre en question le partage des eaux d'une ligne de crête ?
La fin de Valérien n'est guère héroïque. La stricte fatalité des évènements condamne sa campagne orientale. Certes nous déplorons l'échec cinglant de son expédition. Mais celle-ci était nécessaire pour mettre un terme au grignotage méthodique des provinces par les Parthes. Julien lui aussi s'en est allé mourir en ces funestes contrées. Nous ne sommes pas de ceux qui soutiennent que c'était-là une cause perdue d'avance. Des colonnes d'Hercule aux rives de l'Indus et du Gange, telles sont les frontières originelles de l'Imperium. Nous n'avons pas à renoncer à ce rêve que la lance d'Alexandre délimita en s'enfonçant sur le rivage de Troie. Sous aucun prétexte, politique, culturel, religieux, fallacieux. L'œuvre commencée devra être menée à son terme. Nos écrits appellent à une nouvelle anabase.
Gallien dut s'adonner à une tâche immense. L'Empire craquait. A l'Ouest Postumus en détachait un vaste lambeau, à l'Est Zénobie préparait sa sécession. Au centre les Goths franchissaient allègrement le limes et menaçaient l'Italie du Nord… Il y a quelque chose de pathétique à voir les efforts désespérés de Gallien qui galope dans toutes les directions de l'Imperium afin de juguler les voies d'eau qui se déclarent les unes après les autres et menacent de tout emporter…
Le règne de Gallien n'est pas abordé en toute son ampleur par le développement de l'intrigue. L'auteur fait toutefois suivre son récit d'une chronologie qui couvre le troisième siècle en son entier. Cette dernière s'achève sur l'ultime persécution des chrétiens par Dioclétien et la construction des Thermes du même empereur. Il est des vues cavalières sur lesquelles nous conseillerons à nos lecteurs de méditer. A feuilleter cet antique éphéméride l'on est obligé de se rendre à une simple évidence : la crise, rappelons que ce mot signifie en grec séparation, la crise donc que traverse l'Empire bouscule jusque dans ses fondements les plus intimes l'ordre institué par Auguste. Certes en 302 l'Empire respire, mais rien ne sera jamais comme avant. La Louve a libéré son territoire de chasse mais elle n'a pas su se débarrasser de l'aspic christophile qui lui colle à la peau, se réchauffe à son souffle et finira par lui infliger une mortelle morsure…
La plus belle réussite de ce roman, non pas à l'eau de rose, mais tout de même à l'eau de Rome, réside en cet incessant parallèle avec notre propre temporalité. L'envoi au lecteur se suffit de trois mots pour nous l'indiquer : «aux échos contemporains». Il n'en sera pas rajouté un seul de plus. Et pourtant il est clair comme de l'eau de roche que Jean-Michel Thibaux n'a cessé une seule page de penser à notre époque comme s'il n'avait eu d'autre but que de nous mettre en garde contre les dangers imminents qui nous menaceraient. Rome se meurt, comme nous nous mourons, d'avoir oublié ce que nous sommes. Sous les oripeaux du livre d'été et de plage, cet Imperator cache plus qu'il ne le faudrait son profil de médaille païenne… Ave Caesar.
André Murcie
Les Âmes brûlantes
Histoire et aventures..., 10 avril 2008
J"avais remarqué il y a une quinzaine d'années cet ouvrage dans la bibliothèque municipale de ma cité. A l'époque je l'avais trouvé superbe et j'ai souvent regretté ne pas le posséder. Aujourd'hui grâce à Amazon et Chapitre c'est chose faite. Je ne me suis pas contenté de le ranger, certains détails étaient en effet déjà loin: alors je l'ai relu de bout en bout, ligne par ligne. On peut voir dix fois "La Grande Vadrouille" ou "Le vieux Fusil" sans jamais s'en lasser, lire deux fois un livre c'est quand même plus rare...Les trois personnages principaux de cette histoire de croisades sont tellement attachants et cette époque de fureur de violence et de sang tellement bien relatée qu'on en oublie qu'il s'agit de la vérité proche. Jean Michel Thibaux est un trés bon auteur de romans de terroirs, mais là il 'est surpassé et n'a pas eu peur des mots: "il a appelé un chat un chat." Le roman historique souffre parfois d'un trop ou d'un pas assez d'histoire, l'auteur a su trouver ici le juste équilibre entre d'une part l'aspect romanesque et d'autre part l'aspect historique. Il faudrait rééditer le coup sur une autre période.
L'Or du Forgeron
Nouvel Obs. Culture. Livres en vitrine (octobre 2009)
"L'or du forgeron"
Jean-Michel Thibaux
Signes, 1880. On retrouve ici, dans la lignée de "La bastide blanche" et de "La colère du mistral" (Presses de la Cité), le puissant attachement de l'auteur à ses racines: le paysage sauvage de la Sainte-Baume, les traditions provençales hautes en couleur, et les forces occultes de "Signes la Noire" dont les "sorcières" et les guérisseuses du village assuraient que la source de Chibron "avait des vertus magiques". André, jeune forgeron, est le bâtard de l'endroit. Lors de la fête de la Saint-Eloi, sa mère, Charlotte Métral, humble servante dans une auberge, tente de le faire reconnaître chaque année par son père devant les habitants réunis sur la place centrale. Mais ce dernier, Louis de Manosque, riche aristocrate de la région, ne veut rien entendre. Et pourtant, la ressemblance entre André et Louis est si flagrante que Géraldine, l'épouse de ce dernier, en vient à commanditer l'assassinat du forgeron qu'elle soupçonne de vouloir revendiquer sa part d'héritage au détriment de ses fils. Mais les choses ne seront pas si simples, car André bénéficie de protections dont celle de l'étrange chevalier Othon de Saint-Elme qui détient le secret du trésor des Templiers, et veut faire de lui son unique héritier. André survivra-t-il à la vengeance de Géraldine? Parviendra-t-il à découvrir le trésor convoité? Mais surtout, trouvera-t-il enfin la paix auprès d'Amélie, la femme qu'il aime? Du rythme, de la couleur, et des personnages particulièrement attachants.
Le journal le Crestois
En 1880, à Signes, en Provence, un jeune forgeron recherche la trace d'un inestimable trésor, celui des Templiers...
En 1880, à Signes, en Provence, un jeune forgeron est au centre de toutes les passions en raison de ses origines et d'un trésor... André Métral, apprenti forgeron, reste aux yeux de tous, sauf ceux d'Amélie, la jolie épicière, un bâtard. Son père, un riche aristocrate, ne l'a jamais reconnu. Un jour, alors que les Signois assistent à une procession, les trois sorcières de Signes la Noire, interpellent André : « Toi le bâtard, il y a la croix de Saint-Jean d'Acre sur ton front. Prends garde au trésor ! Il est fait d'un or trempé de sang ! » André ne sait pas encore que l'étrange chevalier Othon, gardien du secret du trésor des Templiers, veut faire de lui son unique légataire... Les paysages sauvages de la Sainte-Baume, les traditions provençales et les forces occultes de Signes la Noire marquent le retour de Jean-Michel Thibaux à sa terre d'inspiration. Un monde captivant sous le ciel de Provence.
L’auteur
Né en 1949, à Toulon, Jean-Michel Tibaux entre dans la Marine nationale à l'âge de 14 ans. Il y restera près de vingt ans. Il ne l'aurait sans doute pas quittée s'il n'avait été muté au ministère de la Défense, en avril 1978. La découverte de Paris fut déterminante pour cet enfant du Midi. "Je me suis senti dans la peau d'un héros balzacien. Je me suis dit : 'Tu dois absolument faire quelque chose dans cette ville sinon elle t'écrasera.'" Il reconnaît aujourd'hui volontiers cette dette : "Si j'écris, c'est parce que j'étais à Paris. Ici, je n'aurai pas eu le déclic. " Dans la capitale, le jeune homme respire un air nouveau qui stimule son imagination. Il écrit les premières lignes de sa vie et commence un roman. Il ose envoyer son manuscrit comme on lance une bouteille à la mer, et le miracle s'accomplit : l'éditeur Olivier Orban l'accepte. Les Ames brûlantes est publié en 1983. Jean-Michel Thibaux rompt alors les amarres et tente un pari fou : il démissionne et décide de vivre de sa plume. L'avenir lui a donné raison : son oeuvre compte à présent vingt titres, le succès ne se dément pas et il en trouve une éclatante confirmation dans l'adaptation télévisée de La Bastide Blanche. Il puise presque exclusivement toute son inspiration en Provence, de Marseille à Toulon en passant par la Sainte-Baume. Alors, il partage son temps entre Paris et sa terre natale, à Signes ou à Sanary. Le rôle de la Sainte-Baume s'explique par l'amour. Jean-Michel Thibaux a épousé une fille de Signes qui a su lui faire imaginer son village, les environs, la nature. Elle a été l'intercesseur entre lui et une montagne qui a enrichi son imaginaire et nourri la plupart de ses romans. De ses origines toulonnaises, Jean-Michel Thibaux a gardé l'accent chantant, le sourire et la joie de vivre. Auteur prolifique, il n'a de cesse de rendre hommage à cette Provence qu'il connaît si bien. Ainsi, des romans comme La Bastide blanche, adapté à la télévision, La Colère du Mistral, ou bien L'Or du forgeron évoquent pour le plus grand plaisir de ses lecteurs de plus en plus nombreux ce magnifique coin de France niché entre les collines et la Méditerranée.
Laetitia la liseuse
Au fil de mes lectures
Dans mes notes de lectures, il est souvent question de Bretagne, de légendes, de traditions, d'histoire. J'avoue avoir un faible pour le mystère et les anciennes croyances de ce coin de France. Et pourtant, à l'opposé, en Provence où j'habite, il y a tout autant à découvrir. Je vous propose cette fois-ci un roman provençal se déroulant en 1880 à Signes, petit village au pied de la Sainte-Baume. Sorcières, chevalier du temple, paysans, artisans et nobles sont de sortie !Si vous vous demandez dans quel genre classer ce roman, voilà la réponse éclairée de son auteur : "Mon roman est inclassable. Il se rapproche du roman historique par bien des aspects, mais il tire surtout sa force des profondeurs de la Terre. Presque de l'héroic fantasy avec les sorcières et la magie noire... Bref, mes héros pourraient apparaître dans le Seigneur des Anneaux ou Manon des Sources."A suivre dans un prochain billet, une interview que m'a accordée l'auteur
Quelques lignes : "Le monde invisible tant redouté s’était matérialisé près de la fontaine aux Gargouilles. Bien qu’il n’entende pas prononcer le mot « sorcières », André savait que tous l’avaient sur le bout de la langue. Suivant le curé avec les autres porteurs, il se retrouva près de la fontaine. De tous les lieux de la régions connus par les ésotéristes, les exorcistes et les occultistes, ce monument classé maléfique par le Vatican était le plus célèbre."
Jean-Michel Thibaux revient dans L’or du forgeron révéler quelques secrets enfouis au cœur de la Provence, sa muse d’inspiration. Outre une galerie de protagonistes riches et variés, le village de Signes est un personnage à lui tout seul. Fort d’une histoire chargée de moult évènements - Guerres, assassinats, sorcellerie, résistance, coutumes séculaires etc. -, Signes est évoqué, avec une solide connaissance de la part de l’auteur, sous toutes les coutures. Une fusion parfaite entre Histoire et fiction. Une porte ouverte sur le passé que le lecteur ne peut que franchir tant l’intérêt est grand pour la vie du jeune André.Comment un simple forgeron, bâtard de surcroît va devenir un homme d’importance malgré la haine et le mépris d’une communauté ? C’est à une quête initiatique faite d'aventures et de dangers que nous convie Jean-Michel Thibaux. Malgré un dénouement abrupt laissant présager de nouvelles péripéties templières - entre autre -, voilà une lecture idéale en cette saison qui unit habilement passé historique, forces occultes, intrigue amoureuse et quête d'identité.
Ankou :
Epique
Date :07/07/2009
Du grand Jean Michel Thibaux ! Un roman qui prend aux tripes, des personnages "vrais", une splendide image de la Provence, du suspense, de la sueur et du sang. Enfin un roman qui fait oublier les récits aseptisés et conventionnels de certains qu'on nomme grands. Merci Monsieur Thibaux.
Malix :
Un roman envoûtant
Date :06/07/2009
Un roman où l'on retrouve les héros et thèmes chers à JMT, la puissance du terroir d'où ils sont issus, quand le mistral exacerbe les passions. Une quête d'or mais aussi d'identité et de reconnaissance paternelle pour le jeune forgeron. Les femmes y sont toujours très fortes, détentrices de secrets ancestraux et de plantes médicinales, face à la religion omnipuissante. Des hommes et des femmes qui se déchirent et qui s'aiment, se combattent et s'entraident, dans une noirceur où naît le miracle d'un coeur pur. Un style coulant mais percutant, succession d'images où s'exerce un oeil de peintre qui croque personnages et paysages provençaux entre sensualité et horreur, parfois pittoresque et toujours envoûtant. Un des plus grands romans de JMT qui se lit d'une traite puis se relit en savourant, quitte à rester sur sa faim.
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Superbe et épique
Date :01/07/2009
Retrouver Jean-Michel Thibaux à ce niveau d'écriture et d'imagination me laisse pantois. C'est plus fort que la Bastide Blanche où la Colère du Mistral. tous les ingrédients romanesques sont réunis pour vous tenir en haleine jusqu'à la dernière ligne: trésor, mystère, amour, magie noire, meurtre. Et comme d'habitude Thibaux construit son histoirev autour d'une documentation précise. Je le conseille à tous les lecteurs.C'est bien meilleur que le dernier Marc Levy que je viens de terminer.
« A lire » - sa note : 10/10 « alors oui oui j'ai aimé c'est comme un dessert savoureux quand on a terminé on souhaite recommencer à lire sans modération » Déposé le 2008-10-04 23:03:47.
Publié en dix langues, l'auteur a su concilier son attachement profond à ses racines provençales, et son insatiable curiosité pour les horizons lointains. Après l'Egypte, Panama et la Chine, il a choisi l'Inde pour ce nouveau roman où il nous dévoile l'univers mal connu des danseuses sacrées. "Elever une fille, c'est comme arroser le jardin du voisin", dit-on parfois en Inde. C'est dire si le sort des petites filles, là-bas, est une véritable tragédie. En suivant, en 1844 alors que l'Inde est sous domination britannique, le parcours de la jeune Amiya (la "délicieuse") qui a voulu à tout prix échapper aux griffes de sa belle-soeur, Jean-Michel Thibaux témoigne avec brio d'une réalité encore trop courante de nos jours. Amiya va devenir une "devadâsî", une danseuse sacrée des temples, prisonnière des palais et "courtisane" du raja de Bénarès, dont la passion pour les jeunes vierges doit être assouvie. Mais une rencontre providentielle avec Michel Cazenove, aventurier nomade qui fait du trafic de tapis, de pierres précieuses et d'armes pour le compte des rajas et des sultans, et de sa compagne Hiral (l'"étincelante"), la plus grande danseuse sacrée de l'Inde, va bouleverser l'existence d'Amiya. Un récit marqué par toute la fascination, la magie et l'éclat du plus envoûtant des pays.
La Liseuse: Au fil de mes lectures.
Editions Presses de la Cité - Grands Romans - Août 2008 - 302 pages Présentation de l'éditeur : 1844, l'Inde sous domination britannique. Fuyant sa famille qui veut la réduire à l'esclavage, Amiya (la « délicieuse »), recueillie par la sorcière Trois-Yeux, est destinée à devenir une devadâsî, une danseuse sacrée (c'est à dire une prostituée sacrée) pour le bon plaisir du raja de Bénarès. Par chance, Michel Casenove, aventurier nomade et sa compagne Hiral qui fut la plus grande danseuse sacrée de son époque, vont chercher à sauver la fillette et à l'adopter... Quelques lignes : "Il aurait pu être en train de se prélasser dans un bassin aux eaux parfumées, ou de se délecter des mets les plus exquis et des vins les plus fins dans des jardins aux senteurs exotiques ; il aurait pu être entre les bras de la femme qu'il aimait... Non, Michel Casenove se trouvait sur une piste poudreuse, planqué derrière un rocher, le fusil à la main, en compagnie de ses hommes disséminés autour de lui. Au loin, les sommets bleuissants des montagnes pakistanaises déchiquetaient un ciel sans nuages. Le reste du paysage n'était que ravines, éboulis, rus à sec. Un endroit idéal pour s'embusquer. Michel releva son arme en voyant surgir Dhama, son second." Connu entre autres pour ses romans provençaux, Jean-Michel Thibaux explore cette fois-ci un lointain pays. L’Inde, terre de traditions, de magie et de croyances ancestrales. C’est à travers le jeune regard d’Amiya que le lecteur découvre le destin bouleversant des petites indiennes. Sa vie bascule le jour où son père décède et que, pour perpétuer une ancienne tradition, l’épouse est condamnée à périr sur le bûcher funéraire. Martyrisée par sa belle-sœur qui est devenue la maîtresse de maison, Amiya n’a d’autres choix que de fuir pour éviter un mariage forcé. Sa rencontre avec des personnages tels que la sorcière Trois-Yeux, le Raja de Bénarès et enfin le couple Michel Casenove et sa belle danseuse sacrée Hiral, lui ouvrira des portes jusque là encore inconnues.
En 1844, l’Inde est sous le joug des anglais. L’auteur raconte la conquête du Sud et de la vallée du Gange. Son personnage français, Michel Casenove, est le témoin de cette guerre entre anglais et Sikhs, peuple du Nord bien décidé à repousser l’envahisseur. C’est un récit qui dépayse par son côté aventure et qui est tout autant enrichissant pour sa partie historique. Le monde fascinant des danseuses sacrées est au cœur de cette histoire et saura envoûter nombre de lecteurs. La fin est frustrante car elle laisse présager de nouvelles aventures pour Amiya, Michel et Hiral que l’on abandonne à regret…
La Bastide blanche
De retour de ma bibliothèque municipale préférée, je suis riche de deux nouveaux livres recommandés ce matin par deux gentilles copines bloggeuses Lily et Clau. Merci à elles de leur conseil... Et ceci pour deux lettres différentes: R comme Jean-Christophe RUFIN " Rouge Brésil" T comme Jean-Michel THIBAUX "La Bastide Blanche"
Merci également à Angelica pour JAPRISOT -vers 21 heures-
Ces 4 livres ne sont pas une série à proprement parler. Les 2 tomes de « la bastide blanche » se lisent ensemble tandis que « la fille de la garrigue » et « la gasparine » peuvent se lire indépendamment. J’ai lu ces livres il y a quelques années lors d’un été et j’en garde de très bons souvenirs. Vous arrive-t-il de lire des romans du terroir ? J'avoue que de temps en temps, j'aime en lire. La ruralité et la vie paysanne, une certaine nostalgie de mes vacances de petite fille à la campagne. Cette littérature qui prône la famille, les traditions, la terre nous rapproche de nos racines et de valeurs d'hier. Mon avis : Vous avez envie d’évasion, de senteur lavande et romarin, du chant des cigales plein les oreilles et de la douce caresse du soleil, alors ces livres sont pour vous. Jean-Michel Thibaux nous emmène sur les chemins de Provence à la rencontre de familles attachantes d’un autre siècle, prêtes à tout pour sauver leurs biens ou leur mode de vie. Des glaciers de la Sainte-Baume (83) en passant par les villes d’Aix et de Marseille (13) au Plateau de Siou Blanc (83), le lecteur découvre des métiers oubliés et sous nos yeux revivent pour quelques heures de lectures les Glaciers qui découpaient la glace pour les cafés, bars et restaurants et les Cadiers qui distillaient jour et nuit l’huile de Genévrier (huile de Cade). Ces récits provençaux ne seraient pas complets sans quelques pincées de sorcellerie.
Ma note :
critiqué par Thémis, le 4 septembre 2001 (Ligny, Inscrite le 17 avril 2001, 38 ans)
La note:
Dur métier que celui de glacier !
Justin ne le sait que trop bien et il est prêt à tout pour arriver le premier sur les marchés et vendre sa marchandise en été. Le travaille de la taille dans les tours est très dur, mais celui de conducteur de glace l'est plus encore ! La montagne ne pardonne pas la moindre erreur et Marcel y laissera la vie pour avoir voulu dépasser et devancer Justin sur le chemin du départ. Roumisse, le maître des glaces voudra venger son ouvrier. Il tient Justin pour responsable de la mort de Marcel. Ce livre qui sent bon la Provence, est rempli de traditions, de fierté mais avant tout de compétition et rivalité. La passion d'une terre, l’amour des siens… Amédée, le père de Justin est paralysé et aigri par la vie il finit par devenir envieux de tout ce que les autres sont capables de faire, alors que lui ne peut plus. Il adresse à peine la parole à son fils, d’ailleurs à certains moments, on pourrait presque penser qu'il voudrait voir son fils à sa place pour profiter à nouveau de ses deux jambes !! Les gens craignent les sorcières et leurs influences au sein du village. Pourtant Justin prendra pour maîtresse Magali, la fille de victorine, la sorcière. Cette dernière va lui jeter un sort dans l'espoir qu'il renonce à Magali ! Et bien oui, dans cette histoire, les sortilèges et les charmes sont au rendez-vous. Il y est même question de magie noire. Justin va alors faire la connaissance de Camille, la propre fille de Roumisse. Comment un jeune et fier paysan et ses quelques misérables lopins de terre qu’il chérit tant pourrait prétendre lorgner sur la fille d'un des plus riches hommes du pays ? Cette chimère ne va pas durer très longtemps d’autant plus qu'elle n’était pas réellement partagée ! Le curé du village tient lui aussi un petit rôle intéressant dans ce récit, il aidera Justin à éloigner le malin et tentera d’apaiser les sorcières en leurs offrant des hosties...non bénites ! Ce qui m’a peut-être le plus marqué, c’est la souffrance que Justin éprouve étant donné le manque de communication et d'affection de son père que pourtant il respecte et aime. Mais également, l'acharnement que mettra Magali pour ne pas devenir la sorcière que son entourage s'évertue à « fabriquer. » Notre amie Sorcius aurait peut-être pu y trouver sa place...en temps que gentille sorcière bien sûr !! ;-) Que d'émotions dans un simple sourire et les quelques mots d’Amédée pour son fils ! La fin est tellement chargée de sentiments profonds, c’est splendide.
vos messages : Bonjour,
Je suis en train de lire "La Bastide blanche", après avoir lu "La Gasparine" et "L'or des collines" et, complètement emportée par ces 3 extraordinaires personnalités que sont Magali, Marie Gaspari et Laure, j'aimerais savoir s'il existe un roman qui relate la jeunesse de la fille de la Gasparine et mère de Laure, Marie la belle-fille de Georges de L'or des Collines. Je vous remercie d'avance pour votre réponse... quel intense bonheur que de me promener, au fil de vos romans, sur les chemins des collines du pays de Signes ! J'ai la chance de connaître personnellement ce véritable paradis sur terre et vous lire me transporte, à chaque fois, avec autant de plaisir, au milieu des genevriers et des chênes tant aimés... alors, encore MERCI !!! votre mail : pascale.castille@gmail.com
Le roman de Cléopâtre
Par Bernie/ La livrophilie
Cléopâtre VII devint reine du double pays à 17 ans. En 51 avant Jésus-Christ, comme le voulait la coutume, elle épousa son jeune frère Ptolémée XIII, un ivrogne débauché qu'elle abhorre. Elle sera contrainte de fuir Alexandrie afin d’échapper aux sombres desseins de son époux. Cléopâtre se réfugie alors en Syrie où elle tente de lever une armée, car la belle souveraine n’est pas de celles qui renoncent. Elle n’a qu’une ambition : reconquérir son trône. En 48, elle offre au glorieux Jules César, allié de Ptolémée XII, les richesses de son Égypte mais aussi son cœur. Usant de sa jeunesse et de sa beauté, de son intelligence et de ses alliés, Cléopâtre fera tout pour éliminer son époux et monter sur le trône d'Egypte, séduisant les conquérants de son coeur et de son pays pour atteindre son but, rétablir la grandeur de l'Egypte de ses ancêtres et sa suprématie sur le monde méditerrannéen. Elle connaîtra une mort tragique, se suicidant parce qu'elle croyait Marc-Antoine, son amant et l'héritier de César, mort, croyant qu'avec cette mort tombait le dernier rempart de son Egypte chérie...
Voici un roman qui nous présente une biographie romancée de cette reine mythique que fut Cléopâtre, dont la beauté fut chantée par bien des auteurs, même des gaulois... L’action se situe dans le décor grandiose d’Alexandrie, qui n’est autre que l’Athènes africaine qu’avait longtemps rêvée Alexandre le Grand. L’auteur retrace pour nous, et nous fait partager, le destin fascinant de cette reine hors du commun. Elle sut faire rimer amour et ambition, passion et pouvoir, d’abord pour elle-même et pour ses enfants, mais aussi pour l’Egypte toute entière. J'ai beaucoup aimé ce roman, où l'on voit une reine ambitieuse, orgueilleuse également, subir un destin tragique, voir ses enfants enlevés, déportés ou tués, malgré tout faire face, jusqu'au dernier sursaut d'orgueil dans cette mort qu'elle se fait donner dans la plus haute tour de son palais d'Alexandrie. Certains passages traînent un peu en longueur, mais dans l'ensemble, la lecture est agréable, on sent que l'auteur s'est bien documenté et tient très bien son sujet. Je vous le recommande sincèrement
Pour comprendre la Rome antique
critiqué par Nance, le 6 juillet 2008 (Montréal, Inscrite le 4 octobre 2007, 25 ans)
La note:
Fascinant
Ceci est un « dictionnaire », alors ça n’a pas été évident de le lire comme on peut lire un roman (oui, je l’ai lu de A à Z !). On retrouve dans les définitions un peu de tout : les empereurs (c’est un incontournable), les grands personnages, mais surtout les notions de la culture de l’époque, les anciens mots et les noms des choses courantes.
J’ai été extrêmement surprise. On a l’impression qu’à l’époque, il y avait presque les mêmes choses qu'aujourd’hui, en moins avancées. Je crois que la civilisation occidentale doit beaucoup à cette période. C’est tout un héritage, en bien ou en mal.
L’écriture se veut être pédagogique dictionnairement, mais c’est tout de même un livre qu’on peut facilement en venir à bout.
Sahaya9 a écrit :
Si je vous écris aujourd'hui c'est parce que j'ai vu sur votre site que plusieurs personnes voulaient en savoir plus sur la façon de vivre des romains. J'ai, par le plus grand des hasards (et il fait souvent bien les choses), déniché un livre pouvant étre décrit comme un petit dictionnaire des mots latins et qui a la particularité de nous en faire apprendre beaucoup sur cette époque et sur ceux qui y vivaient. Par exemple, s'aviez-vous que certains esclaves de premier ordre avaient leurs propres esclaves ? Ou encore qu'ils avaient déjà inventé des crèmes antirides ?
Bref, j'ai trouvé celivre très intéressant, je pense qu'il permet de s'imaginer un peu mieux la Rome Antique et, en tout cas, qu'il permet de découvrir des personnages très intéressants (Moi j'ai bien aimé Trajan, qui au demeurant n'est pas un empereur très connu et qui pourtant le mériterait amplement). Enfin bref, peut-être connaissez-vous ce livre, toujours est-il que je trouvais pertinent de faire profiter de mes expériences à d'autres. Le livre est :
Pour comprendre la Rome Antique, de Jean-Michel Thibaux
La princesse de Lumière
Narrativa
La princesa de la llum. L'esclava de la porta
Jean-Michel Thibaux Traducció de Librada Piñero Roca Editorial. Barcelona, 2006
A questa novel·la té tots els ingredients per agradar al públic. Thibaux, que des de la publicació de Les Âmes Brûlantes (1983) no ha parat d'escriure -unes 30 novel·les, traduïdes a més de deu llengües-, és l'autor d'El Misteri del Priorat de Sió, l'èxit que el va fer popular. A La princesa de la llum -basada en un personatge real, Cecília Venier Baffo- l'autor ens situa a la Venècia del 1535. Cecília és la filla d'un comerciant venecià que ha estat educada per formar part de l'harem del sultà Soliman. Però la seva missió serà molt més complexa.
A partir d'aquí, trobareu el que espereu trobar: una trama plena de d'aventures i girs, descripcions d'espais sense arribar al detall carregós, una eficient documentació històrica i elements per a la ràpida immersió. La novel·la té espases, corredisses, intrigues, emocions i... Venècia. No busqueu més del què la novel·la d'aventures vol donar: passen coses, hi ha acció, hi trobareu escenaris exòtics i una estructura clara. No busqueu estil, no és necessari. No trobareu una prosa original, ni una forma nova d'explicar les coses. El que importa és la història que ens explica i la capacitat de l'autor per enredar-nos-hi.
CATALUNYA
Jean-Michel Thibaux novela la vida de una sultana otomana
'La esclava de la puerta' es la primera entrega de una serie histórica
LAURA FERNANDEZ
BARCELONA.- Hay novelas históricas que lo parecen y otras que lo son. Las de Jean-Michel Thibaux son de estas últimas. Como mínimo, el escritor duerme en las camas de sus protagonistas.Por supuesto, siglos después de que aquellos las desocuparan.Pero lo hace. Y eso es lo que importa. O, al menos, es lo que parece importarle a sus lectores. Eso y que el ya multimillonario Dan Brown se inspirara en su celebrada El misterio del Priorato de Sión cuando se decidió por lo histórico. Garantía de éxito.
Thibaux ha escrito y viajado mucho, y de sus historias sólo ha llegado a España la ya citada El Priorato de Sión y, ahora, La princesa de la luz. La esclava de la puerta, la primera de una miniserie de dos novelas sobre el Imperio Otomano, en concreto, sobre los avatares de una esclava mata-hari que llega a ser sultana y trata de dilapidar el régimen que reina en el Estambul del siglo XVI.
La chica en cuestión se llama Cecilia y es veneciana, y, aunque Thibaux ha seguido sus pasos no ha resuelto todos sus misterios.«No he encontrado su tumba, pese a que llevo años buscándola, ayudado por historiadores y expertos», confiesa. «El problema es que, al contrario que los sultanes, que tenían grandes mausoleos de mármol blanco, a las sultanas las enterraban en tumbas muy modestas», añade.
De momento, sin embargo, el lugar no debe preocupar al lector de La princesa de la luz. La esclava de la puerta (que ya va por la segunda edición cuando hace apenas una semana que se puso a la venta). El primero de los dos volúmenes que integrarán la serie (que se completará en 2007) deja a la chica en mitad de su aventura, a las puertas del harén del sultán. «Todos los personajes del libro son reales. En realidad, todos los personajes de mis libros lo son», dice el escritor, que ahora mismo se encuentra metido en dos novelas y un monumental diccionario de antigüedades mediterráneas. Y eso que sólo escribe cuando no viaja y viaja mucho. «El año pasado pasé dos meses en el Triángulo de Oro, y luego estuve en Tailandia, China, hice 1.300 kilómetros en la jungla birmana, atravesé Sudán, pasé un tiempo en Egipto...».Su lista es interminable, y su esfuerzo merece admiración si se tiene en cuenta que viaja con la mochila y sin habitaciones de hotel. «Duermo al aire libre a menudo, o pido a la gente que me encuentro por el camino que me dejen dormir en sus casas», explica. Luego se toma unas vacaciones a la inversa (se queda en casa) y escribe sobre lo que ha visto, no sobre lo que ha vivido. «Hace un tiempo una editorial me pidió que escribiera mi biografía y yo me negué porque sería como enterrarme», dice.Tampoco ha pensado en escribir sobre su etapa como artificiero de la Marina.
Empezó a escribir porque veía «demasiada injusticia por todas partes». Tenía 29 años. Tardó cinco en acabar su primera novela y apenas unos meses en publicarla. Entonces dejó el ejército y se echó la mochila al hombro. Sus viajes son su manera de entender el mundo y la historia, y sus novelas, el intento de que los lectores compulsivos de novela histórica lo hagan, de otra manera.
Turquie
Düka ve öz babasi tarafindan Türklere satilan Nurbanu artik Topkapi Sarayi’ndadir. Iktidarin gerçek sahibi Hürrem, Selim’in gelecekteki esi olarak Venedikli Nurbanu’yu seçer. Zaman daralmakta, Sultan Süleyman yaslanmaktadir. Padisah adayi üç sehzade Mustafa, Bayezit ve Selim için sancak beyliginden padisah olmaya giden yol entrikalarla doludur. Üç kardes, günü geldiginde taht için birbirlerinin bogazina sarilacaktir. Nurbanu’nun ise padisahin gücünü arkasina alan Hürrem’in ve saray poltikalarinin karsisinda durmak gibi bir sansi yoktur. Yazgi onu Osmanli sultani yapmak için gerekli taslari bir araya getirmeye baslamistir.
Osmanli’daki ilk Yahudi lobisinden Sehzade Mustafa’nin katline, Barbaros Hayrettin Pasa’dan Istanbul’daki esir pazarlari ve Haliç kiyilarina dek 16. yüzyil panoramasini gözler önüne seren Isik Prensesi serisinin bu ikinci romani, Cecilia’nin Venedik Sularindan Topkapi Sarayina giden yolculugunun da bir devami.
La pyramide perdue
aventure, suspens et magie noire, 6 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La pyramide perdue (Poche)
un livre délicieux, écriture rapide, intelligente, légère. C'est un vrai plaisir de découvrir ce livre qui nous entraîne en Egypte mélant agréablement, magie, aventure, suspense, c'est un livre divertissant, exotique et romantique... a lire vraiment.....
Une narratrice hors paire !
rosalitta, DOURDAN, France, le 28/08/2006
J'ai beaucoup aimé cette histoire sur fond d'égyptologie et de mystères des pharaons et je pense que la narratrice y est pour beaucoup ; je l'ai découverte avec 'Sauve -moi'de Guillaume Musso et ma première impression n'a pas encore été démentie. Je pense d'ailleurs que pour des livres audio, l'interprétation du narrateur compte tout autant, sinon davantage que la trame elle-même de l'histoire.
Moyen
Alain, BUC, France, le 09/12/2006
La construction du roman est un peu compliquée mais on se laisse entrainer grace à la narratrice.
Savant mélange...
Alain, France, le 04/12/2007
...d'érudition (je conseille une petite révision préalable de la mythologie égyptienne pour mieux goûter la saveur de l'ouvrage), de références historiques sur une période peu exploitée (j'aurais aimé qu'on aille jusqu'à rencontrer Gordon Pacha !), de merveilleux sans qu'on sache vraiment la part du réel, le tout lu avec charme... C'est trop court quand on aime.
Une belle aventure
Jean-Pierre, Limoges, France, le 22/07/2008
Même si on a parfois du mal à s'identifier aux personnages tant l'intrigue est extravagante, l'exactitude historique étaye le récit avec force et procure, au fil des pages, une illusion de réalisme qui ne nous quitte plus jusqu'à la fin de l'ouvrage. Comme l'ont déjà dit d'autres auditeurs, la lecture parfaite de Véronique Groux de Miéri est pour beaucoup dans le rendu final. Un bon scénario pour une série d'été.
Pas mauvais.
Gerard, Grand Prairie, TX, Etats-Unis, le 15/08/2008
Dès le départ, j'ai accepté ce roman pour ce qu'il est ; une œuvre de fiction dans le contexte historique particulier de la fin du 19ème siècle. Après cela, on n'a plus aucun problème pour suivre ces personnages dans leurs aventures, même si l'on frôle la magie et le fantastique un peut trop souvent... mais ce n'est pas désagréable... La narratrice est excellente et l'on passe de bons moments.
La colère du Mistral
critiqué par Gilou, le 6 novembre 2002 (Belgique, Inscrite le 1 juillet 2001, 60 ans)
La note: Moyenne des notes: (basée sur 2 avis)
Toute la chaleur du sud, au propre comme au figuré.
Un peu déçue par ce roman de Jean-Michel Thibaux. Cet auteur a écrit des histoires plus belles. Par exemple La Bastide blanche (1995), qui a fait l'objet d'un téléfilm, et Le secret de Magali (1996) que j’ai lu, il y a un bout de temps déjà. Ce roman raconte l’histoire d'une femme , Georgette, trompée par son mari Grégoire, chassée du Grand Mas avec ses deux fils et qui prend sa revanche quand il meurt. Elle récupère " ses biens " de façon violente, en encourageant ses fils à la haine. Mais, l’histoire se corse (apparemment personne n’était au courant de son existence) lorsque Anne, la fille qu'il a eu avec sa maîtresse Mathilde, revient elle aussi pour prendre sa part du gâteau. A partir de là toute l'histoire se tient autour de cette haine et de ce besoin d'avoir tout et que l'autre ne reçoive rien de l’héritage. En-dehors de l’histoire, il y a tous ces paysages, les coins de Marseille méconnus, le milieu des savonneries, les clans etc… , les personnages au sang chaud. enfin toute la chaleur du sud pendant la crise des années trente tout cela décrit avec beaucoup de détails.
L'enfant du Mistral
L'évaluation de l'auteur:
Achat / Emprunt
Emprunt
Qualité de l'objet
Excellente
Auteur
Un auteur talentueux
A oublier/A relire
Un livre sympa
Avantages:
UN BON MOMENT DE LECTURE
Inconvénients:
IL FAUT AIMER LIRE
Recommandation pour les acheteurs potentiels?
oui
Avis complet
Une fois de plus, avec « L'enfant du Mistral », Jean- Michel Thibaux nous entraîne dans une atmosphère très étrange.
Ce livre avec pour couverture des façades de maisons d'une couleur chaude et à gauche un arbre est édité par Le Club.
xxxxxxxxx L'HISTOIRE xxxxxxxxxx
En 1998, Barjols est célèbre pour sa confrerie des tanneurs qui se livre une guerre fraticide.
Avec pour cadre les cigales et le « Mistral destiné à fouetter la terre jusqu'au sang », nous partageons la vie de Sarah, la petite juive et de sa mère dans la ville de Barjols. Elles sont rejetées par le village de par leur religion et aussi parce que leur protecteur, le père a disparu ainsi que d'autres personnes du village.
Edmond de Farderie est un maître tanneur, pour lequel la maman de Sarah travaille. Elle confectionne des gants à domicile.
Garamandra, la bête s'éveille d'un long sommeil dans la montagne sacrée. Elle a faim d'âmes.
A l'école, Sarah est harcelée par ses camarades ainsi que par son maître d'école, Ferdinand Gravelles….
Edmond de Farderie vient trouver l'instituteur pour lui demander de changer son attitude vis-à-vis de la petite fille et propose à Sarah et Mireille de venir habiter chez lui afin de les protéger.
Les harcèlements se calment un peu, pour reprendre de plus belle avec les autres élèves. Un jour, Sarah décide de faire l'école buissonnière et de ne plus retourner à l'école. Ce jour-là, elle est témoin d'un geste malveillant. Elle aperçoit deux hommes qui allument un feu. Celui-ci se répand à une allure folle et tue des habitants du village. Il devient un autre prétexte pour l'accuser, elle, la petite Juive.
Elle s'enfuit et décide de retrouver son père dans les collines. Elle fait alors la connaissance de Baptiste Boudin. De loin, la bête les observe……
Le thème de l'histoire est le racisme, le rejet de la minorité et de ce qui est différent. Ce climat de haine est écrit sur une toile pleine de poésie et de couleurs. Le Mistral devient la trame et le mouvement du livre. Jean-Michel Thibaux possède l'art de nous plonger dans un autre monde entre légendes et superstitions avec un simple stylo…. Le surnaturel côtoie la réalité avec beaucoup de vraisemblance….
A vous de découvrir comment la vie de Sarah et Mireille changera...
Que de bassesse dans l'esprit des hommes ! On est effaré par la méchanceté de tout un village vis-à-vis de Mireille et de sa maman ! On baigne dans ce climat "d'après Dreyfus", mais également dans des croyances religieuses et des superstitions bien ancrées dans les terroirs...
Par contre, je suis restée sur ma faim... comme si le livre se finissait trop vite : plusieurs éléments ne sont pas assez approfondis : la partie surnaturelle de l'intrigue, ainsi que cette pratique qui eut lieu dans certaines tanneries à l'époque et dont je n'avais jamais entendu parler.
Admirable ! Que dire de plus du roman de J.M. Thibaux qui nous projette dans les hauteurs de la Sainte-Baume, dans le monde de l’étrange, du surnaturel et des croyances ancestrales. Un climat de terreur s’est installé dans cette région au nord de Marseille avec des disparitions par dizaines. La terrifiante Bête noire nous frôle et nous emmène dans un monde souterrain ou l’incompréhensible côtoie le vrai. Un secret lourd de sens est à l’origine de cette histoire et en est le fil conducteur. Tout va prendre forme et devenir horreur... Dès le début de l’histoire, nous vivons avec l’auteur, grâce à ses descriptions minutieuses, des sentiments, des moments, des personnes et des lieux qui habitent ces monts. Des images dans notre conscient se forment, petit à petit, parce que son écriture est soignée et riche. Tout un travail de recherche historique, de détails précis nous donne l’illusion de faire partie de ce temps où rituels, traditions, obscurantisme réglaient la vie des gens. Un livre à conseiller à toute personne en quête d’étrange...
La Pénitente
Critique de Mary Book
Résumé
Hautaine et disgracieuse héritière d'une puissante famille des environs de Sartène, Gilda Rocca, qui s'est éprise de Jean-Baptiste Menghi, jeune homme d'un clan rival, subit comme un affront le dédain de ce dernier, prêt à épouser la fille d'un cordonnier. La violence de son caractère la fait passer de l'amour à la haine en un instant. Elle commandite alors son assassinat. La vengeance appelant la vengeance, Carla, sœur de Jean-Baptiste, se jure de faire justice. Elle fait appel à sa tante Jovana, que l'on dit sorcière et dont les pouvoirs sont connus dans toute la région. Dans la lumière et le climat ardents d'un village de Corse du Sud, une terrible histoire d'amour et de mort se prépare... Mon avis :
Ce roman mêle plusieurs thèmes et sentiments... on y voit à la fois l'amour, la haine, le mépris, le dégoût, la vengeance... on y voit la sorcellerie à travers des clans, présente pour la vengeance et l'honneur de la famille. Gilda Rocca n'a rien pour elle.. elle n'est pas belle, on ne lui prête aucune attention et le garçon qu'elle aime ne veut pas d'elle. Elle décide donc de mentir à sa famille en révélant un fait très grave aboutissant au meurtre de Jean-Baptiste. Un homme se charge de régler les problèmes entre famille, il s'agit du faiseur de paix. Celui-ci voit clair dans le jeu de Gilda mais ne peut rien fairer à cause de problèmes passés. La vengeance a sonné et Jean-Baptiste est tué. Seulement Gilda n'avait pas prévu les conséquences d'un tel mensonge et Carla, la soeur de Jean-Baptiste se met en tête de venger sa famille.
On est transporté dans le paysage corse, entre les deux familles, entre leur haine et leur colère. Cette histoire est touchante, on part d'un mensonge pour arriver à des conséquences désastreuses où on ne peut plus faire marche-arrière. Gilda m'a fait penser à la Carrie de Stephen King, avec la même source de problèmes, les mêmes attitudes. La fin est assez surprenante par rapport au reste du roman.
Ma note : 9/10
Ce roman m''a fait penser à Roméo et Juilette, mais traité différemment. Les Montaigu et Capulet sont devenus les Menghi et les Rocca, et l''amour de Juliette est devenu celui de Gilda. La haine des familles est toujours aussi intense mais Gilda estruction......... L''atmosphère est étrange. Le culte de Dieu et le Satanisme se côtoient sous la forme d''un chat qui se transforme et devient fou. Avec l''accord de Dieu, on peut tuer et se venger d''une famille qu''on a toujours haïe.
L''histoire écrite en gros caractères, d''une plume aisée, se lit d''un trait. On se retrouve plongé dans un autre monde, celui de la haine, la haine ancestrale qui devient la seule raison de vivre, avec pour cadre les rochers et la Corse aride.... Au-delà de ce monde de superstition et de cruauté, on peut se demander jusqu''où peuvent aller l''amour, la haine et le mensonge. On y verrait presque une leçon de morale puisque Gilda regrette son mensonge qui va détruire son bien aimé et la détruire elle-même par le remords. Carla, quant à elle, l''amour de son frère la pousse à la vengeance…….. L''amour et la haine seraient ils intimement liés ? A vous de connaître la suite....... Plus de critiques à propos de LA PENITENTE
La couverture du livre dont je vais vous parler aujourd'hui est très sobre : juste un clocher et des ruines sur un ciel bleu… C'est LA PENITENTE de Jean Michel Thibaux…….. Le livre est édité par LE CLUB. @@@ L'AUTEUR@@@ Jean Michel Thibaux est né à Toulon. C'est un ancien artificier de la Marine Nationale. Dès son premier roman « Les âmes brûlantes », il connait le succès. Il est l'auteur de romans historiques, de biographies romancées,...auprès d'autres artistes en acceptant la présidence du Mouvement de l'Art Conceptuel. @@@ LE CADRE@@@ La Corse du Sud en mai 1900 @@@ L'HISTOIRE@@@ Jovana, cinquante sept ans, médite… Elle vit dans un des hauts lieux hantés de Corse, non loin de Rinaiu. Elle côtoie et parle aux morts. Ce jour là, grâce au dolmen de Funtanaccia, « la forge du diable », elle a levé un sort. Habituellement, ce lieu révèle des choses étranges, difficiles à interpréter… ... Lire l'avis
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Le chanteur de sérénades
Si, en commençant cet article, vous pensiez tomber sur une énième biographie de Tino Rossi, c’est loupé. Non, dans ce roman, c’est de Corse que l’on va vous parler. De la vraie Corse, celle du début du vingtième siècle, brute, sauvage, magnifique. Celle là même que l’on trouve, à peine caricaturée par Goscinny, dans son fameux Astérix en Corse : avec ses hommes fiers, ombrageux, ses femmes en noir qui sourient peu, et ses querelles de clans qui se transmettent de génération en génération, alors même que la cause initiale de la dispute est tombée dans l’oubli depuis longtemps.
Dans un style lumineux, Jean-Michel Thibaux nous conte l’histoire de Marie Testi, une jeune bergère qui trouve un jour, dans la montagne, le cadavre poignardé d’un homme. Elle s’enfuit, et tombe peu après sur Pierre Guidicelli, un jeune homme blessé, à qui elle porte secours. Marie comprend qu’il est l’assassin, mais les deux jeunes gens ne peuvent s’empêcher de tomber instantanément amoureux. Pourtant, hors de question d’être vus ensemble, il en va de l’honneur de Marie. Aussi s’enfuit-elle rapidement. D’autant que c’est le soir du 31 juillet, la nuit des sorciers. Ce soir, ils invoqueront les morts pour qu’ils s’en prennent aux vivants, lesquels se terrent dans leur maison, et prient avec ferveur.
Pour les histoires d’amour, il y a le pire des sorciers du voisinage, le mazzeru, qui se met en tête d’épouser la plus jolie fille des environs, la sœur de Marie : Caroline. Il est prêt pour cela à payer une fortune à ses parents, car il cache des monceaux d’or dans sa cabane. Mais Caroline ne veut pas entendre parler d’une telle union, avec cet être vieux et répugnant. Et puis il y a aussi Jean Menghi, le chanteur de sérénades, qui vit en jouant de sa guitare sous les balcons, payé par les hommes qui veulent séduire leur promise.Envoûté par le sorcier, il tombe malade, et ne doit son salut qu’à la mère de Marie, une guérisseuse, qui parvient à casser l’envoûtement. En ouvrant les yeux, l’homme tombe lui aussi amoureux de la jeune bergère. Le problème, c’est que Caroline, la jeune sœur, n’a d’yeux que pour le chanteur. Marie hésite, elle aussi, entre son coup de cœur pour Pierre, et son coup de foudre pour Jean…
Jean-Michel Thibaux a réussi le pari ambitieux d’écrire un roman mêlant reconstitutions historiques, traditions authentiques, intrigues amoureuses et ambiance légèrement surnaturelle, sans que jamais l’intérêt de la lecture ne s’estompe. La question que l’on se pose, à la fin de ce roman, est de savoir si cette Marie Testi vraiment existé. La réponse est oui, car l’on découvre qu’il s’agit en réalité de la grand-mère de l’auteur ! Cette précision apportée ne donne que plus de sel à la lecture, puisque l’on referme ce livre avec le sentiment d’avoir pénétré dans les coulisses du film d’une vie.
Agnès Abécassis
La dernière prophétie
Bouq1 et compagnie
Je n'ai pas lu le da vinci machin chouette eh oui ! je fais de la résistance. Par contre dans le thriller ésotérique, j'ai adoré "L'évangile selon satan" de Patrick Graham et "La dernière prophétie" de Jean-Michel Thibaux.
Les premières lignes : "La sœur se recueillait sous une arche antique couverte d’inscriptions grecques. Elle avait maintes fois échappé à la mort pour atteindre ce havre tranquille. Mais son esprit demeurait agité car sa vie désormais n’était faite que de sursis. Avec effroi, elle se souvint des cent onze prophéties de saint Malachie, moine irlandais, archevêque d’Armagh, qui les avait écrites en 1139".
Prenant
jean pierre Paumier, toulon,le 5 octobre 2008
Une véritable ambiance, une documentation époustouflante sur un milieu fermé au comportement étrange, voila un roman qui fait peur et si tout cela était réel ? Jean Michel Thibaux livre là un de ses meilleurs romans.
Religio- fiction.
BERNARD BONETTI , RUEIL-MALMAISON,le 5 mai 2008
On évolue dans le monde impitoyable des différents groupes influents au sein du Vatican. Les reliques parlent, elles révèlent les origines et confirment des secrets. Roman terrifiant si quelque part la réalité se confondait à la fiction. Hélas, ce bon thriller est un clone de Génésis de John
Jean-Cristophe Grangé
Mon avis : Jean-Michel Thibaux nous embarque dans un étonnant thriller fantastique baignant dans une religion aux accents fanatiques. Ici point de force publique, ni d’agence gouvernementale. Tout se passe intra-muros au cœur de la chrétienté. Nous découvrons de puissantes organisations religieuses qui se disputent le pouvoir allant jusqu’à ressembler par leurs actes aux gangs des banlieues se faisant la guerre. C’est surprenant ! La grande ignorante que je suis en matière de religion a bien eu du mal a cerner chacune d’entre elles mais avec un peu de concentration, le voile se lève.
Les nombreux personnages, fervants croyants, sont bien loin de l’image que nous nous en faisons habituellement. Ces religieux sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, même au pire des péchés. Leur humanité se confond avec une monstruosité qu’ils pensent être légitime puisqu’ils servent la cause de Dieu. Les apparences sont bien souvent trompeuses. Le lecteur emboîte le pas de nos deux héros, le père Michael et Sœur Inès qui ne cessent de sillonner le monde lors de missions particulièrement périlleuses où leurs ennemis ne sont jamais loin. De la jungle sauvage du Panama au massif de la sainte Baume en Provence en passant par les arcanes du Vatican, c’est à un voyage palpitant que nous convie l’auteur
Jean Michel Thibaux nous entraîne dans un monde de secrets étranges avec maestria. Ses personnages sont tellement réels qu'on peut se poser la question de savoir à quel moment il les a croisé; et si c'est le cas, cela fait peur. Quand à la documentation, elle est une nouvelle fois époustouflante. En résumé, un livre indispensable à ceux qui aiment les mystères.
Marie-Ange/un p'tit coin tranquil'
La fin du monde, tous les textes religieux nous l’annoncent depuis des lustres, et si l’on comprend bien, c’est même pour bientôt. Ma fois, rien d’étonnant, la naissance et la mort des étoiles, la formation et la destruction des planètes sont dans l’ordre des choses ; avec ou sans l’Homme pour donner un coup de pouce à la Nature, c’est certain qu’un jour ou l’autre, notre monde disparaîtra… religion ou pas, c’est comme cela depuis la création de l’Univers.
Nous passons au premier chapitre qui nous conduit aux côtés de Ponce Pilate qui sait que la fin de sa vie est venue. Avant de mourir, il nous amène vers un secret, quelque chose déjà annoncé dans La dernière tentation du Christ, qui ne me choque pas et ne me choquerait pas si on annonçait que c’est la vérité, par contre l’Eglise et les grenouilles de bénitiers, elles n’aimeraient pas et ne veulent pas en entendre parler.
Le deuxième chapitre vient et nous fait vivre les dernières heures de Jean-Paul Ier, ce pape qui à peine élu voulait réformer l’Eglise. Non mais qu’est-ce qu’il avait à vouloir donner une place plus importante aux femmes et à vouloir botter les fesses aux culs endimanchés de pourpre et d’or qui détournent à tout va des millions pour prendre le pouvoir ?
Le ton est donné, nous sommes de suite dans l’ambiance de ce roman policier qui gratte le dessus doré du Vatican et nous emporte dans les coulisses du pouvoir, là où sont les véritables tireurs de ficelles qui agissent pour leur propre bien ; au milieu des fanatiques de l’Opus Dei, de la Légion du Christ, de l’ordre du Salut divin, et d’un autre truc il me semble….
Sous la griffe du Bouddha
No, no me he vuelto loca. No es que me quiera ir al Tibet a buscar a Buda, simplemente es el último libro que he leído y aunque no soy una gran crítica, me gustaría dejar mi pequeña opinión sobre el libro.
Es un libro que está bien llevado, pero con un final demasiado... rápido. Explica demasiado bien muchos detalles, de los viajes, de como se encuentra..
Quizás notaréis que lo que menos me ha gustado del libro ha sido el final. Después de estar 300 páginas con la intriga de los viajes, de todo lo que la pasa a la protagonista de todas las agonías que pasa y después se acaba en dos capítulos donde se supone que hace casi el mismo viaje de nuevo, pero ya no lo explica con tanta exactitud.. Hubiera preferido 300 páginas más a este final desde luego.
También me sorprende mucho todas las aventuras y desventuras que vive esta chica, es una mujer de dinero en una época pasada, viaja muchísimo en un tiempo yo diría que redord para lo que yo imaginaba que eran los transportes de aquella época, es un poco willyfog.
Me gusta sobre todo la forma que tiene de expresar algunos de los paisajes de la época, aunque me lleva a pensar que quizás no son tan de la época del libro, sino que están más inspirados en la época de ahora. Aún así es impresionante como te hace sentir, meterte en el paisaje, en las vidas de las personas que la rodean.
El personaje es femenino.. quizás por la portada del libro, no te da mucho para imaginar, ya que piensas desde el primer momento que es esa mujer de la portada la que ha vivido todas esas experiencias, pero desde luego no ha sido del todo cierto, puesto que en determinado punto del libro a la mitad, yo le cambié todo el aspecto, quizás por la forma de actuar de ella.
Hay puntos increíbles de magia, de asuntos "paranormales" que no son creíbles por todos los mortales, pero que seguro que hay gente que creerá en ello!..
Nota general del libro: 7,5
Puntos a mejorar: El final sin duda es uno de los puntos débiles del libro, al menos para mi.
Puntos muy buenos: La forma de meterte en cada lugar que visita la protagonista.
Un saludo
Nenúfar.
Blog d'Awanekkinnan
Plusieurs articles sont en préparation pour le blog mais j'ai besoin de quelques précisions avant de finir de les ecrire .
En attendant je vous propose de découvrir le tout dernier livre de Jean-Michel Thibaux ," Sous la griffe du Bouddha " pavé de plus de 400 pages que l'auteur vient de me dédicacer.
A travers tous ses livres Jean Michel Thibaux nous invite aux voyages , voyage à travers les pays :du sud de la France à Panama en passant par l' Egypte mais aussi voyage à travers l'Histoire ....et les centaines de pages s'envolent dans un souffle . Avec "La bastide blanche" j'avais retrouvé les lieux où j'allais me promener enfant et qui prenaient vie avec ses héros. Avec l'abbé Saunière j'ai vécu avec le secret des templiers... Un vocabulaire riche sans être rébarbatif ,un decor et des personnages si bien décrits qu'ils en deviennent palpables .
Dès les premières pages "sous la griffe du Bouddha" nous fait découvrir une Russie de cette fin du 19eme siècle secouée par guerre et choléra .Un brin de magie , une pincée de magie ,quelques gouttes de sang , un trait de mauvaises pensées,un zeste d'aventures...à vous d'ouvrir les pages de ce cocktail enivrant ...
Vous me direz comment vous l'avez trouvé !
The epic tale of the incredible life of Helena Blavatski, Russian princess, globe-trotting adventuress, who challenged the taboos of her times, her rank, and her sex.
Great Russia. Ekaterinaslav, 1831. Born in a village ravaged by cholera, Helena Petrovna von Hahn is immediately nicknamed the Sedmitchka--child of misfortune and revolt--by the mujiks. And a rebel she is, from her childhood on. This young woman, whose extraordinary powers and knowledge of demonology make her a frequent visitor to the otherworld, equally startles her entourage with her refusal to conform to the standards of her century or her social milieu. At sixteen, in a fit of regrettable wilfulness, Helena Petrovna marries an old Cossack general, uncouth and ferocious. He is, in fact, the unwitting catalyst that will decide her destiny, for in escaping his cruelty, Madame Blavatski, as she is henceforth known, runs off to discover the world. In Egypt, she explores the mysteries of the pyramids by shutting herself inside a sarcophagus. In Paris, she navigates in spiritualist circles and becomes the Comtesse de Ségur’s medium. Crossing the Atlantic, she joins a group of Mormons off to California during the Gold Rush and ends up living with the Algonquins for a while. When she resumes her insatiable quest, it is by way of New Orleans, where she is initiated to voodoo. Her “great work » will be the result of a journey to Lhassa after a long, dangerous trek to India and an insane love affair. Arriving in the Tibetan city, Helena knows her search has led her to the ultimate and sacred shores of peace. Returning at last to New York, she establishes one of the first theosophical societies.
Jean-Michel Thibaux, novelist and screenwriter, has taught ancient history. He is the author of several historical and regional novels that have been adapted for cinema and television, including Vercingétorix, Imperator and Le secret de l'abbé Saunière ((Plon, 87000 copies sold, 7 translations, best-seller in Spain and Italy).
L'Or du diable/Le secret de l'abbé Saunière
Berenger Sauniere
Yopasu. Sobre mí:Aunque parezca mentira... Me pongo COLORADA cuando me miras!
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Bueno... hace días que tengo que hacer esta opinión, pero tengo tal cacao en la cabeza que no sé que contaros, como ni porque. Bueno el porque si, porque la verdad es que este libro no te deja indiferente, por lo menos a mí me ha impactado bastante. No sé porque, porque no deja de ser un libro sobre el tema taaaaaan de moda últimamente sobre la Magdalena, Cristo, el Grial, y la madre del cordero. Pero quizás lo que más me ha gustado haya sido la forma de contarlo, la historio, o... el misterio o que la historia sea real. Siiii, siii, como lo leéis, el libro esta basado en personajes reales, es una novela, claro que si, pero sus personajes existieron, y lo que es más importante el autor se documento muchísimo, no hay mas que ver la pedacho de bibliografía que hay al final del libro.
Bueno, os contare el tema, a ver que os parece.
Todo empieza el 1 de Julio de 1885, día en que el cura Berenger Sauniere, se hace cargo de la iglesia de Rennes le Chateau. Un pequeño pueblecito situado a 40 kilómetros de Carcassona, sur de Francia. La iglesia esta en muy malas condiciones, y lo que es peor, el párroco, no tiene dinero para arreglarla. Al poco tiempo, conocerá a Henri Boudet, párroco de un pueblo vecino Rennes les Bains, que le presentara a una jovencita Marie Denarnaud, que se convertirá en su criada, amiga, confidente y... amante, TOMA YA! Henri, también le enseñara todo lo que sabe sobre las lenguas muertas, y le empujara a hacer unas pequeñas obras en su iglesia. Es de esta manera como Berenguer, descubrirá unos documentos escondidos en el pilar del altar. Su descubrimiento le hara viajar a Paris, para que en la iglesia del Sant Sulpice, le ayuden a descifrar los documentos. En ese viaje conocera a mucha gente interesante, entre ellos a Emma Calve, una famosa cantante de la epoca, con la que segun se rumorea tuvo un romance.
No os contare nada mas, o al menos no tan detallado, solo os diré, que según la leyenda, si es que se le puede llamar así, Berenguer se hizo rico de la noche a la mañana, No se sabe a ciencia cierta, que se encontró hay quien dice que encontró el tesoro de los templarios, mientras que otros dicen que lo que encontró fue un secreto, relacionado con la iglesia, (si habéis leído el código da vinci, ya sabréis de lo que hablo) y que el mismo vaticano le pago por su silencio. Lo único que si sabemos es que en las reformas que hizo en su iglesia, dejo un montón de cosas incongruentes, tales como un demonio (Asmodeo) que aguanta la pila de agua bendita, y un montón de pequeños detalles en el vía crucis, que para empezar esta colocado al revés....
No quiero contaros nada mas, no por nada, simplemente es que no sabría por donde seguir, me he estado informando mucho sobre este tema en Internet, y la verdad es que cada uno dice una cosa diferente, así que creo que es mejor dejarlo aquí. Podéis sacar vuestras propias conclusiones, yo solo os diré, que esta semana santa me voy de viaje a... Rennes le chateau. Ya os contare a la vuelta, si he descubierto algo mas acerca de Sauniere, pero la verdad es que me hace mucha ilusión ver de cerca aquel lugar.
No sé si se ha notado, pero el tema me ha impactado bastante, el libro, se ha convertido en uno de mis favoritos, y eso que cuando me lo regalaron, solo me esperaba pasar un buen rato. No se si ha sido el hecho de que realmente Berenguer y Marie hayan existido realmente o lo bien contada que esta la historia, pero la verdad es que me ha maravillado.
Ya os contaré...
C'est evident. Le telefilm "L'or du diable" n'a pas pu etre tourne a RLC, et le village sur lequel put avoir lieu le tournage est depuis visite pour ca ! Le film est superbe, on constate bien que c'est excellent sur place. RLC, le vrai village, avait encore rate une occasion d'investir sur son reel patrimoine.
Vous vous rendez compte, si le telefilm avait ete tourne sur le vrai RLC, en l'etat de l'epoque, sur la vraie tombe de BS ? Ce serait un film collector, mythique desormais !
micka_reaalisator a écrit:
Le but premier était de porter à l'écran une version librement adaptée de sa vie basée sur les "on dit" qui ont fait de l'abbé une légende.
C'est cela qui peut faire peur. La force de "l'or du diable" qu'on peut ne pas aimer, mais donc le succes a ete reel, repose sur un livre de Jean-Michel Thibaux, et a ce jour, je suis desole, personne n'a fait mieux. DAR peut dire ce qu'il veut, aucun film d'apres Gerard de Sede... Le roman de Thibaux est bon, il a une unite. De plus, Balmer est parfait pour ce role de brute au bon coeur.
Comme dit a juste titre Yragaelle, le BS sur la pochette du DVD montre un acteur sans rapport avec l'image premiere de BS.
Autre inquietude, l'histoire de debat contre les on-dit qui ont fait de l'abbe depuis quelques annees carrement un assassin et tellement de parjures contre sa memoire. Sa depouille a meme ete deplacee volontairement par un maire etrange. J'espere que vous ne nous avez pas filme au moins cette nouvelle sepulture.
Les on-dit, c'est la source Plantard, tout simplement, l'occulte deletere en phase avec une mouvance extreme et politique de cette epoque qui se construit. Les on-dit des villageois ont ete raye sur place par Noel Corbu en premier. Plantard a eu donc le champ libre, il ne pouvait rever mieux.
Prémice du Da Vinci code
Un internaute, Espondeilhan,le 17 avril 2006
On se laisse porter par l'ordre de Sion, l'or des Wisigoths, quête suprème ...et biensûr l'amour qu'à cet homme pour les femmes, l'argent et Dieu. On reste sur sa faim
Intéressant
Adrien BARBIER, Nancy,le 9 janvier 2006
L'histoire est bien menée. Le récit d'un homme, d'une ville, d'une conviction. Passant des états d'âme de Saunier à son refus de la religion, on suit les changements de personnalité de ce
L’abbé Saunière rêvait plus jeune de gloire militaire, de fortune, de femmes… Quand il est nommé prêtre à Rennes-le-Château, au cœur du pays cathare, il découvre une église dévastée où, les jours de pluie, l’eau s’infiltre et tombe sur la tête des ouailles venues assister à la messe. En cette fin de XIXe siècle, la IIIe République a mis l’Eglise sous sa coupe et distribue ses subsides selon son bon vouloir. Or, Bérenger Saunière est un monarchiste convaincu et il n’hésite pas, dans ses prêches, à conspuer la République. Sans un sou vaillant, l’abbé désespère de sa condition. Mais de mystérieux et puissants alliés vont se faire connaître... En se basant sur des faits réels (l’abbé Saunière a bien existé), Jean-Michel Thibaux réussit le tour de force de nous livrer un bon roman d’aventures, habile cocktail entre Alexandre Dumas, Les aventuriers de l’Arche perdue et Le nom de la rose. Ce « polar » historique, souvent haletant, se dévore d’un trait. Franck Guillemar
Rennes-le-Château et Bérenger Saunière.
Je suis en train de relire toujours avec la même passion le livre de Jean-Michel Thibaux - Les tentations de l'abbé Saunière - paru vers 1990 aux éditions France-Loisirs. En fait, il y a un deuxième livre du même auteur aux mêmes éditions - L'or du diable - qui est la suite du premier.
Très honnêtement, le début du livre m'a beaucoup dérouté. En effet, j'ai eu plus le sentiment de lire un roman érotique sur les désirs d'un abbé. Mais au fil des mots et des pages, on s'accroche assez facilement à cette histoire. N'y cherchez pas une intrigue "policière" ou dans le style, sinon vous serez déçus.
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1885: l'abbé Saunière devient officiellement le prêtre de la petite commune de Rennes-le-Château dans le Haut-Languedoc. Il ignore pourtant qu'il y est très attendu par les membres du Prieuré de Sion, ordre puissant à la recherche d'un fabuleux trésor incluant le Menorah et la fameuse Arche d'Alliance. Ce roman (insistons sur le fait qu'il s'agit d'un roman et non d'un récit historique) mêle les éléments du réel et de l'imaginaire afin de répondre à l'une des plus grandes questions de l'histoire de l'ésotérisme: d'où provenait la fabuleuse fortune de l'abbé Saunière qui lui a permit la réfaction de son église et l'aménagement de plusieurs commodités envers sa petite paroisse? La version officielle: trafic de messes. La version officieuse: l'abbé aurait mis la main sur le trésor des Templiers, des Cathares ou des Rois Wisigoths. Fort d'une solide culture en histoire des civilisations antiques, Thibaux nous plonge au coeur d'une intrigue fascinante mêlant les faits historiques et quelques inventions de son cru. Une source avouée par Dan Brown pour son Da Vinci Code. A lire dans le même esprit: un roman divertissant n'est pas vérité historique.
Espagne objetividad, veracidad e imparcialidad de las informaciones." según reza el Artículo 4 del Estatuto de Radiodifusión y Televisión y confirma la llamada Ley de la televisión privada al extender a las TVs privadas las mismas obligaciones (sí, las mismas) que ya tenía la radio-televisión pública en ese sentido, se dijo lo siguiente (transcripción que intento sea íntegra y exacta de la "información" ofrecida en el Telediario de las 21,00 horas. Por desgracia, no pude tomar nota de la versión extendida que se dio en el de las 15,00): Locución de Áurea Lorenzo: "Renné (lo pronunció así, con la e final incluida) le-Château tiene un paisaje idílico. Poco más de cuatro calles, diecisiete habitantes, una torre que se ve desde lejos y una iglesia llena de símbolos donde te recibe en la puerta el mismísimo diablo. Tiene también, como toda esta zona, una leyenda de sociedades secretas que defendían que Jesucristo y María Magdalena tuvieron hijos y que su linaje, aún vivo, sería el auténtico Santo Grial. Uno de los personajes que más ha contribuido a la leyenda de este pueblo es el cura Bérenger Saunière, protagonista del misterio del Priorato de Sión. Fue párroco de esta pequeña iglesia entre finales del S XIX y comienzos del XX y se enriqueció de forma misteriosa. Dicen que encontró un tesoro cuyo contenido está poco claro, objetos de gran valor religioso como el Arca de la Alianza, el candelabro de siete brazos judío, joyas visigodas y mucho oro; y que lo gastó en mujeres, viajes, fiestas y edificios de postín arropado por una misteriosa sociedad secreta." (La cámara que hasta el momento había mostrado diversas imágenes de Rennes-le-Château encuadra a un señor. El pie nos indica que se trata de Jean Michel Thibaux que habla en francés mientras una voz en off traduce al castellano): "Este tesoro se traduciría a muchos millones de euros al cambio actual. Lo sabemos porque se conservan facturas que dicen que en diez años el abad (sic, en la traducción) Saunière gastó unos diez millones de francos oro." Nueva locución de Áurea Lorenzo: "Éste es el argumento de un libro que se edita ahora en España, veinte años después de hacerlo en Francia. Un libro que seguramente alimentará aún más el misterio de Renné (sic, nuevamente) le-Château, que aumentará la legión de turistas que cada año visita la región en busca de emociones espirituales." Es decir, que la noticia que merece un espacio en las dos ediciones principales de los Telediarios de la televisión pública española es que se publica, con veinte años de retraso, en nuestro país el libro El misterio del Priorato de Sión de Jean Michel Thibaux (Roca editorial, Colección: Misterio, 21 €), imaginativa traducción (la pela es la pela y hay que buscar la relación con "El código da Vinci" a cualquier precio) de lo que en francés se tituló "Le secret de l´abbé Saunière" (El secreto del padre Saunière) y que es una novela (es eso, una novela) supuestamente basada en hechos reales (los lectores de este blog ya saben a qué atenerse con relación al supuesto tesoro, al "misterioso" enriquecimiento del padre Saunière, a los gastos supuestamente millonarios en francos-oro ¿?, al Priorato de Sión, a las leyendas sobre la descendencia de Jesús y María Magdalena... y demás "hechos reales" que ocultan la estafa que cometió el padre Bérenger con la venta de misas). Nada de todo ello se vio reflejado en ese publi-reportaje (la portada de la novela -de la que nunca se dice que pertenece al género de ficción- apareció varias veces en imagen) a mayor gloria de un nuevo engendro de literatura esotérica que, como viene siendo habitual, no tiene nada de literatura y todo de esotérica. Pues eso es lo que hace la televisión pública bajo los directivos nombrados por un parlamento de mayoría socialista. Siguiendo con su política de noticias de actualidad (ya dice el tango "que veinte años no es nada") propongo que la 1ª edición del Telediario de mañana se abra con la imagen de Carlos Arias Navarro (en blanco y negro, por supuesto) anunciando: "Españoles, Franco ha muerto". Noticias frescas, se vende hielo en casa de la tía Venancia.
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Lektüre für Rennes le Chateau-Fans, 16. September 2006
"Terribilis est locus ist" (Text über der Eingangstür zur Kirche Sainte Marie-Madelaine)
Jean-Michel Thibaux ergreifendes Kreuzzugsepos "Die brennenden Seelen" ist mir in guter Erinnerung geblieben. Trotz dem wohl unvermeidlichen schwarzem Kapuzenmann-Cover und dem so-und-so-vielten Querverweis zu Dan Browns "Da Vinci Code", entschloss ich mich daher zum Lesen seiner Romanversion um "Das Geheimnis des Abbé Saunière".....
Das 603seitige Buch kann durchaus mit einigen Fakten aufwarten, mit deren Hilfe der Leser ein plastisches Bild der politischen und gesellschaftlichen Verhältnisse Frankreichs und Europas im ausgehenden 19. Jahrhundert erhält. Hierzu gehören u.a. die Neigungen zu Esoterik, Spiritismus, Okkultismus und Antisemitismus (Edouard Drumont), sowie Imperialismus und Nationalismus, die schließlich die Balkankriege, das Attentat von Sarajewo und den ersten Weltkrieg zur Folge haben sollten. Daneben treten mit dem Komponisten Achille-Claude Debussy, dem Schriftsteller Oscar (Fingal O' Flahertie Wills) Wilde und der Mezzosopranistin Emma Calvé der Personen der damaligen Pariser Gesellschaft auf.
Der vom BLT-Verlag mit dem Attribut "historisch" versehene Roman weist jedoch gerade und besonders in dieser Hinsicht gravierende Fehler auf, die hier nur exemplarisch aufgeführt werden: Bertrand de Blanchefort war nicht der 7. (S. 121) sondern der 6 Großmeister des Templerordens, der nicht 1113 (S. 25), sondern frühestens 1118 gegründet wurde. Die Stadt Rhedae konnte von Alarich im Jahre 412 nicht mehr erbaut werden (S. 261), da der König der Visigothen schon zwei Jahre zuvor in Cosenza verstorben war. Auch war Rudolf I. nicht der erste Kaiser aus dem Hause Habsburg (S. 335) sondern lediglich deutscher König. Im Oktober 1913 sind weder in England noch in Deutschland Panzer gebaut worden (S. 542), denn diesbezügliche Überlegungen gab es frühestens nachdem die Fronten im Stellungskrieg erstarrt waren, so dass der erste Panzereinsatz am 15.09.1916 in der Somme-Schlacht erfolgte.
Der Mythos um die im Jahre 1070 vom kalabrischen Mönch Ursus gegründeten Prieuré de Sion (Priorat von Zion) und ihre Entzweiung mit dem Templerorden fungiert auch bei Thibaux als Mutter aller Verschwörungstheorien. Als eine in den 1950er Jahren entstandene historische Fälschung (der auch Dan Brown aufsass) des als Betrüger verurteilten Pierre Athanase Marie Plantard, ist sie jedoch in den Bereich der Fantasie zu verweisen....
Et voila, cette nuit j'ai fini un roman que j'ai acheté: Le secret de l'abbé Saunière de Jean Michel Thibaux. Ce roman traite d'un grand mystère qui toucha à la fin du siècle le sud de la france.
Pour faire un rapide résumé, l'histoire commence en 1885 par la nomination de l'abbé Saunière à la paroisse de Rennes-le-Chateau, cette homme va en quelques années dépenser des sommes concidérables pour la restauration de son église en ruine. Des éléments nébuleux gravitent autour de cet homme... Voila un petit compte-rendu objectif de la vie de l'Abé Saunière: http://tresorcathare.free.fr/tresor2/html/rennes2.html .
Mais voila l'auteur a d'autres explications, l'implication du Prieuré de Sion dans l'affaire, cette organisation secrète issue de l'époque des Templiers dirige secrétement le monde... On pourrait croire à un plagia de Da Vinci Code, mais la différence est que Le Secret de L'abbé Saunière a été écrit 20 ans avant le Da Vinci Code...
Maintenant la quesiton est: Le Prieuré de Sion éxiste-t-il vraiment? Bah en cherchant un minimum sur google, j'ai appri que cet ordre s'était rassemblé en 1981 pour élire un nouveau grand-maître. J'ai quand même alluciné que ce truc soit vrai -______-;